Suresnes cités danse

Pixel

vendredi 22 janvier à 21:00samedi 23 janvier à 15:00samedi 23 janvier à 21:00dimanche 24 janvier à 17:00mardi 26 janvier à 21:00

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Complet
Salle Jean Vilar
1h10
Tout public

Une nuée de points lumineux qui balaye le plateau comme une tempête de neige. Le décor virtuel de la pièce du chorégraphe Mourad Merzouki, Pixel, succès imparable depuis sa création en 2014, est un paysage sans cesse mobile sur lequel onze interprètes glissent et se faufilent.

Pour cette production, le directeur du Centre chorégraphique national de Créteil a encore une fois bousculé ses habitudes en collaborant avec le duo d’artistes experts en numérique, Adrien Mondot et Claire Bardainne. La flexibilité visuelle de leurs projections, d’une sensualité magique, procure un vertige inédit : rêve ou réalité que ces pixels insaisissables circulant dans l’espace !
Avec ce monde de sensations paradoxales, entre vivant et artifice, Mourad Merzouki trouve de merveilleuses nouvelles alliances. De quoi alimenter son hip hop aventureux ici contrebalancé par trois artistes de cirque. La sophistication des nouvelles technologies se réchauffe dans l’énergie du mouvement. Une vision optimiste et hypnotique de nos lendemains numériques.

Direction artistique et chorégraphie Mourad Merzouki

Pour 11 interprètes

Production CCN de Créteil et du Val-de-Marne / Cie Käfig.
Coproduction Maison des Arts de Créteil, Espace Albert Camus / Bron.
Avec le soutien de la Compagnie Adrien M / Claire B.
Le CCN de Créteil et du Val-de-Marne / Compagnie Käfig – direction Mourad Merzouki est subventionné par la DRAC Ile-de-France – ministère de la Culture et de la Communication, le conseil départemental du Val-de-Marne et la Ville de Créteil.

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Direction artistique et chorégraphie Mourad Merzouki

Avec Rémi Autechaud dit RMS, Kader Belmoktar, Marc Brillant, Antonin Tonbee Cattaruzza, Elodie Chan, Aurélien Chareyron, Yvener Guillaume, Amélie Jousseaume, Ludovic Lacroix, Xuan Le, Médésségnanvi Yetongnon dit Swing
Concept Mourad Merzouki, Adrien Mondot, Claire Bardainne

Création numérique Adrien Mondot, Claire Bardainne
Création musicale Armand Amar
Assistante du chorégraphe Marjorie Hannoteaux
Lumières Yoann Tivoli, assisté de Nicolas Faucheux
Scénographie Benjamin Lebreton
Costumes Pascale Robin, assistée de Marie Grammatico

Nous sommes confrontés sans cesse à l’image, la vidéo, le numérique. Les écrans nous entourent et il n’y a qu’à traverser les grandes capitales de certains pays du monde pour imaginer ce que sera la ville de demain : une forte exposition à l’image qui aujourd’hui fait partie de notre quotidien. Le projet « Pixel » est né d’une première rencontre avec Adrien Mondot et Claire Bardainne et de la fascination que cela m’a procuré ; j’ai eu la sensation de ne plus savoir distinguer la réalité du monde virtuel et eu très vite l’envie de tester un nouveau rapprochement en exploitant ces nouvelles technologies avec et pour la danse. Cette première expérimentation entre la danse et la vidéo interactive a été vertigineuse pour les interprètes participant au projet. Avec la même curiosité et l’esprit d’ouverture qui m’animent, je me confronte pour cette nouvelle aventure à cet univers impalpable qu’est la projection lumineuse développée par la Compagnie Adrien M / Claire B. Le défi de faire dialoguer ces deux mondes, tout comme celui de trouver le subtil équilibre entre les deux pratiques afin que danse et représentations immatérielles se répondent sans que l’une ne prenne le dessus sur l’autre, me déstabilisent une nouvelle fois dans ma manière d’appréhender le geste. Je poursuis cette quête du mouvement, que je développe et remets sur le métier à chacune de mes créations, avec de nouvelles contraintes et de nouveaux partenaires de jeu. Comment le danseur évolue t-il dans un espace fait d’illusion, sur un plateau en trois dimensions, la vidéo pouvant tour à tour l’accompagner dans son évolution sur une scène, tout comme l’entraver ? Au-delà des projections vidéo, j’ai souhaité que la musique d’Armand Amar vienne se poser sur la chorégraphie et l’image comme une invitation supplémentaire au voyage. Accompagnant les interprètes, elle fait ressortir l’énergie tout autant que la poésie, habitant les corps des danseurs. Ces nouveaux chemins de découverte me permettent de travailler sur cette extension du réel et de me confronter au monde de synthèse : étrangeté pour moi qui me nourrit habituellement de corps et de matière. Habiter la danse dans un espace où le corps n’est confronté qu’à des rêves, faire évoluer le geste dans les paysages mouvants créés par Adrien et Claire. J’ai souhaité ouvrir la voie d’une conversation entre le monde de synthèse de la projection numérique et le réel du corps du danseur. Chacun s’est immergé dans un espace qui lui était étranger de manière ludique, dans le partage, en s’appuyant sur la virtuosité et l’énergie du hip-hop, mêlé de poésie et de rêve, pour créer un spectacle à la croisée des arts.
Mourad Merzouki

Mourad Merzouki
Né à Lyon en 1973, il pratique dès l’âge de sept ans les arts martiaux et les arts du cirque. À quinze ans, sa rencontre avec la culture hip hop l’emmène vers le monde de la danse. Il décide très vite de développer cette gestuelle née dans la rue tout en se confrontant à d’autres langages chorégraphiques auprès notamment de Maryse Delente, Jean-François Duroure et Josef Nadj. La richesse de son parcours lui donne cette envie très forte de réaliser des projets artistiques, mêlant le hip hop à d’autres disciplines. C’est ce qu’il fait en créant en 1989, avec Kader Attou, Eric Mezino et Chaouki Saïd, sa première compagnie, Accrorap. En 1994, la compagnie présente Athina lors de la Biennale de la Danse de Lyon, un véritable succès qui réussit à transposer la danse hip hop de la rue à la scène. Les voyages à travers le monde entraînent le chorégraphe vers des terrains inconnus, il fait alors l’expérience de la danse comme puissant moyen de communication. Pour développer son propre univers artistique lié à son histoire et à sa sensibilité, Mourad Merzouki décide de fonder en 1996 sa propre compagnie : Käfig. À partir de janvier 2006, la Compagnie Käfig est en résidence à l’Espace Albert Camus de Bron. Cette implantation lie le théâtre avec le Festival Karavel, créé en 2007 à l’initiative de Mourad Merzouki, programmant notamment une dizaine de compagnies hip hop et d’autres actions dans la ville. Parallèlement, il imagine et conçoit un nouveau lieu de création et de développement chorégraphique : Pôle Pik ouvre ses portes à Bron en 2009. En juin 2009, Mourad Merzouki est nommé à la direction du Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne. Il y poursuit et développe son projet placé sous le signe de l’ouverture sur le monde et créé en 2013 le Festival Kalypso. En 18 ans le chorégraphe crée 23 spectacles. En moyenne 150 représentations par an à travers le monde rythment ainsi la vie de la compagnie.

La compagnie Adrien M / Claire B crée des formes allant du spectacle aux installations dans le champ des arts numériques et des arts vivants. Elle est co-dirigée par Claire Bardainne et Adrien Mondot. Leur démarche place l’humain au centre des enjeux technologiques, et le corps au cœur des images, avec comme spécificité le développement sur-mesure de ses outils informatiques. Ils poursuivent la recherche d’un numérique vivant : mobile, artisanal, éphémère et sensible. Depuis sa révélation aux Jeunes Talents Cirque 2004 avec le projet Convergence 1.0, Adrien Mondot, artiste pluridisciplinaire, informaticien et jongleur crée des spectacles mettant en œuvre des interactions sensibles entre le numérique, le jonglage, la danse et la musique. Avec Cinématique, il remporte le Grand Prix du jury dans le cadre de la compétition internationale « Danse et Nouvelles Technologies » du festival Bains Numériques à Enghien-les-Bains en juin 2009. En 2010, il rencontre Claire Bardainne, plasticienne, designer graphique et scénographe. Diplômée d’Estienne et des Arts Déco de Paris, ses recherches visuelles se concentrent sur le lien entre signe, espace et parcours, explorant les va-et-vient entre imaginaire et réalité, au sein du Studio BW, qu’elle co-fonde en 2004, ou en collaboration avec les chercheurs en sociologie de l’imaginaire du Ceaq (Sorbonne, Paris). Ils refondent en 2011 la compagnie qui devient Adrien M / Claire B. Aller au-delà de l’espace du plateau et de la temporalité de la représentation est notamment un des axes forts de la transformation de la compagnie. Ils co-signent ainsi la création de l’exposition interactive XYZT, Les paysages abstraits. En 2011, ils créent également le spectacle-conférence Un point c’est tout, et signent la création numérique de Grand Fracas issus de rien, mis en scène par Pierre Guillois. En 2013, ils créent Hakanaï, pièce chorégraphique pour une danseuse dans une boîte d’images. Ensemble, ils interrogent le mouvement et ses multiples résonances avec la création graphique et numérique. Il en surgit un langage poétique visuel, associant imaginaire, réel et virtuel porteur d’infinies perspectives d’exploration.

Armand Amar
Français d’origine marocaine, le compositeur natif de Jérusalem s’est plongé très tôt dans les musiques extra-européennes. Musicien autodidacte, il s’est initié aux tablas, au zarb ou aux congas auprès de différents maîtres. A travers la rencontre avec la danse dans les années 70, il a trouvé un rapport direct à la musique, le pouvoir d’improviser sans contraintes, les vertus de l’échange in situ. Il a depuis collaboré avec des chorégraphes contemporains tels Marie-Claude Pietragalla, Carolyn Carlson, ou encore récemment Russell Maliphant. On retrouve ce syncrétisme d’influences spirituelles et musicales dans ses musiques de films. Parmi les plus célèbres, on peut citer Amen (2000) et Le Couperet (2005) de Costa-Gavras, Indigènes (2006) de Rachid Bouchareb, Home (2009) de Yann Arthus-Bertrand, ou encore Le Concert (2009) de Radu Mihaileanu, primé par le César de la meilleure musique de film. Plus récemment, Armand Amar s’est impliqué dans diverses collaborations avec des réalisateurs notamment au Brésil, en Chine et en Norvège où il vient de recevoir le Amanda Award 2014 pour la meilleure bande originale d’un film pour A Thousand Times Goodnight du réalisateur norvégien Erik Poppe. Il travaille actuellement sur la musique de la suite de Belle et Sébastien avec le réalisateur Christian Dugay et avec Yann Arthus-Bertrand sur le film Human. Collectionneur d’instruments de musiques du monde entier, fondateur d’un label de musiques traditionnelles, il a réalisé un premier oratorio mundi, Leylâ et Majnûn, présenté au printemps dernier à la Salle Pleyel à Paris.