Les mercredis au Théâtre

La tête de l'emploi

mercredi 6 décembre à 14:30

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Salle Aéroplane
1h
Dès 5 ans

Un gros fromager, un garagiste timide, un graphiste bobo, mais aussi un mystérieux professeur de solfège… Voilà une galerie de portraits de métiers haute en couleurs, rythmée, ludique et poétique, jouée et chantée par trois comédiens multi-instrumentistes.

Une adaptation scénique drôle, tendre et bienveillante du livre-disque La Tête de l’emploi d’Antoine Sahler.

 

D’Antoine Sahler
Mise en scène Aude Léger

Production Gommette production.
Coproduction le Théâtre d’Ivry Antoine Vitez et le Festi’Val de Marne

  • La tête de l'emploi© Aymeric Warme-Janville
  • La tête de l'emploi
  • La tête de l'emploi© Aymeric Warme-Janville

Chant, piano, trompette Antoine Sahler
Chant, ukulélé, flûte traversière, tom basse Lucrèce Sassella
Chant, guitare, euphonium Laurent Madiot

Décor Édouard Laug 
Mise en scène Aude Léger avec la complicité de François Morel

La tête de l’emploi met en scène trois enfants, Nawel, Antoine et Aurélien qui doivent réaliser un exposé sous forme de photos et de chansons.
C’est une histoire fragmentée dans sa forme, puisque l’on passe de la parole chantée à la parole parlée à la manière d’une comédie musicale. Comment transposer ce mélange des genres sur scène de façon fluide ? Comment retranscrire l’esprit de légèreté, la poésie, l’humour de l’écriture d’Antoine sans en négliger la profondeur ? Et enfin comment mettre en scène l’enfance et plus particulièrement des acteurs qui jouent des personnages d’enfants ?
Très vite, avec Edouard Laug, le scénographe, nous avons opté pour un espace commun où les chansons, les saynètes et les portraits se déploient au fur et à mesure comme sur un plateau de jeu géant. Un grand morceau de lino bleu délimite l’espace scénique que les trois enfants reporters ne quitteront jamais. Un espace qui abolit le temps, un espace où le présent de la chambre côtoie le passé du reportage et le futur des enfants devenus adultes. L’évocation de la chambre d’enfant est uniquement symbolisée par la présence d’un coffre où sont rangés les accessoires et costumes utilisés tout au long du spectacle. Les changements se font à vue, les acteurs passent des enfants aux autres personnages en direct (mère et père d’Antoine, infirmière, garagiste). Quant à la direction de jeu pour les personnages des enfants, les acteurs ne travestissent pas leurs voix. Nous avons limité le travail de composition à la galerie de personnages qui gravitent autour de Nawel, Antoine et Aurélien. L’enfance est suffisamment présente dans le texte pour ne pas avoir à la surligner davantage. En revanche, le corps des acteurs, leurs démarches, leurs positions viennent rappeler les attitudes que peuvent parfois adopter les enfants. Ces clins d’oeil corporels interviennent dans les moments de transitions entre les scènes, permettant de sortir du naturalisme de l’interprétation.
Aude Léger