Théâtre

La Vie est une géniale improvisation

samedi 25 novembre à 18:30dimanche 26 novembre à 15:00

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Salle Aéroplane
1h30
Dès 15 ans

C’est à une plongée bouleversante dans le XXe siècle et dans l’intimité d’un grand penseur que nous invitent Bruno Abraham-Kremer et Corine Juresco.

En 1923, Vladimir Jankélévitch sort premier de l’Ecole normale supérieure et se lie d’amitié avec celui qui le suit à la deuxième place, Louis Beauduc. De cette relation exceptionnelle par sa durée et sa fidélité naîtra une correspondance – Une vie en toutes lettres – de près de 60 ans, où il sera question de disputes philosophiques, d’engagements, d’éthique, mais aussi de réflexions sur le Pardon et les crimes imprescriptibles de la Shoah.

Une pensée en mouvement, où pointent humour et amour de la musique, d’un homme qui chercha toute sa vie l’accord parfait entre ses pensées et ses actes, un témoignage qui nous réconcilie avec ce que l’Homme peut faire de mieux.

D’après la correspondance de Vladimir Jankélévitch
Avec Bruno Abraham-Kremer
Adaptation libre et mise en scène Bruno Abraham-Kremer, Corine Juresco

Production Théâtre des Mathurins, Théâtre de l’Invisible. Création au Festival de la Correspondance de Grignan en juillet 2012.

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  • La Vie est une géniale improvisation© Pascal Gély
  • La Vie est une géniale improvisation
  • La Vie est une géniale improvisation© Pascal Gély
  • La Vie est une géniale improvisation© Pascal Gély

Une vie en toutes lettres, éditions Liana Levi.
édition établie, préfacée et annotée par Françoise Schwab.


Lumières Arno Veyrat 
Création sonore Mehdi Ahoudig

Avec Vladimir Jankélévitch, je retrouve ce que j’aime passionnément dans l’être humain, une adéquation parfaite entre les idées et les actes, une pensée en mouvement, une vitalité, un humour, une liberté de penser le monde sans préjugés, refusant toutes les chapelles intellectuelles de son temps. Un appel à notre intelligence, une invitation à devenir « l’acteur » de notre vie, à ne jamais désespérer de l’homme.
Bruno Abraham-Kremer


Ecouter la correspondance de « Janké », comme l’appelaient ses élèves, c’est plonger dans l’intimité d’un grand penseur, traverser à ses côtés tout le 20e siècle avec ses ombres et ses lumières en partageant sa belle amitié épistolaire avec Louis Beauduc.
Ils ont 20 ans en 1923, et sont tous deux élèves à Normale Sup, lorsque débute cet échange de lettres qui durera 60 ans.
Toute une vie en lettres : depuis les premières disputes philosophiques, en passant par la rencontre avec Bergson, la montée du fascisme, la guerre, la libération, mai 68, les premiers ordinateurs ; ses réflexions sur le Pardon et les crimes imprescriptibles de la Shoah… jusqu’à la puissance de sa maturité, avec pour ultime preuve de sa liberté d’esprit le retournement qu’il opère à 77 ans. Lui qui plaçait plus haut que tout la culture allemande, mais qui avait rompu avec l’Allemagne après la seconde guerre mondiale, concluant à l’impossibilité du pardon devant les crimes de la Shoah, inaugure une « ère nouvelle » en répondant à la lettre d’un jeune professeur allemand, Wiard Raveling qu’il invitera chez lui, à Paris « Seul compte l’exemple que le philosophe donne par sa vie et dans ses actes. »
Oui, Jankélévitch était bien ce grand philosophe, musicien, professeur de Morale, recherchant toute sa vie « l’accord parfait » entre ses idées et ses actes.
Plus que jamais, il nous aide à vivre. Il est urgent de continuer à l’écouter.
Bruno Abraham-Kremer et Corine Juresco