Chansons / Jazz

Le café chantant au tabou suivi du Bal Vian

Hall de la chanson

dimanche 6 octobre à 17:00

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Salle des fêtes de Suresnes
Durée indicative : 2h

Boris Vian est né à Ville d’Avray, à 6 km de Suresnes, en 1920, il y a donc bientôt cent ans. Bien qu’ingénieur diplômé, il aimait surtout jouer de la trompette. Adepte du swing comme Aznavour, Vian a appartenu avec ses frères à l’orchestre Abadie-Vian. Son esprit de bohème, ses talents multiples, sa passion pour le jazz dont il se fera le passeur avec Jacques Canetti ont participé d’une véritable révolution musicale qui annonçait l’arrivée du rock dont il se moquait d’ailleurs avec la complicité d’Henri Salvador.

Le Café-chantant porte le nom d’un des cabarets du quartier latin où dans l’après-guerre, une jeunesse parisienne, autrement dit de partout par ses origines, ses goûts musicaux (du swing au rock naissant) et ses engagements contre la violence du monde, veut rattraper les années confisquées par la guerre en célébrant la musique de ses libérateurs américains.

Ainsi naît à nouveau une période cabaret de la chanson française, après celle de 1900 qui voyait naître cette forme où poésie, chansons et monologues se mêlent et celle des années 30 où chanteuses populaires ou plus expérimentales et jeunes musiciens dits savants se rencontraient... Dans l’esprit cabaret vous serez invités à chanter les incontournables de ce temps, des Feuilles mortes de Jacques Prévert au Déserteur de Boris Vian.

Selon les habitudes des Cafés-chantants du Hall de la chanson, 10 jours avant le spectacle vous pourrez avoir la liste des chansons à entonner ensemble guidés par Olivier Hussenet et accompagnés par Vladimir Médail et ses jeunes acolytes musiciens de jazz.

Et comme dit la chanson de Vian interdite de radio en son temps On n’est pas là pour se faire engueuler.

Après avoir chanté, nous vous proposons de danser ! Séverine Adamy vous initiera aux danses qu’elle aura créées pour vous à l’occasion de ce Bal Vian. Selon le principe du Bal moderne initié au Théâtre de Chaillot il y a 22 ans, sur des chansons interprétées en direct, un chorégraphe propose des danses qu’il vous transmet en vous exerçant quelques minutes avant de lancer la musique. Si vous ne connaissez pas les pas du tango ou de la java, pas de problème, Vian lui-même utilisait ces danses comme prétexte à réinventions.

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Le Hall de la chanson (Centre national du patrimoine de la chanson), avec le TEC (Théâtre-École des répertoires de la Chanson) qui en est partie intégrante, est une maison soutenue presque entièrement par le Ministère de la Culture et dans une moindre mesure mais néanmoins fidèlement par la Sacem. Comme les Centres dramatiques et Théâtres nationaux, il est dirigé par des artistes.

Ainsi il est important que son directeur et fondateur, Serge Hureau, rappelle en montant lui-même en scène, qu’au-delà de sa connaissance du large patrimoine de la chanson et des institutions, il tire sa légitimité d’être lui-même, interprète. Il l’est au sens de l’artiste de scène et de l’analyste dramaturgique. Ainsi après avoir abordé le répertoire de Piaf comme de Trenet par les faces B, de Barbara par ses leitmotive, il poursuit des approches qui révèlent les secrets de création et, éloignant l’anecdote, donnent à apprécier les richesses parfois insoupçonnées ou peu interrogées des répertoires de la chanson française.