Chansons / Variétés / Jazz

Krakauer's Ancestral Groove

samedi 22 novembre à 21:00

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Salle Jean Vilar
1h30

Voir David Krakauer sur scène est une expérience. Déjà parce qu’un groupe dont le leader est clarinettiste n’est pas usuel. Mais aussi et surtout parce que son énergie très rock et sa grande virtuosité font de lui un leader incontesté.

Musicien innovant mais fidèle à la tradition klezmer, il insuffle à sa musique une modernité sans fusion artificielle. Il se balade dans les harmoniques avec une simplicité souriante qui rend l’intensité de son jeu et la complexité de ses compositions accessibles.
Élève du Conservatoire supérieur de Paris et de la Juilliard School de New York, empreint de culture yiddish, David Krakauer a su intégrer classique, jazz, musiques improvisées, et peu à peu musiques méditerranéennes et klezmer, tout en propulsant ces influences dans un contexte contemporain.
C’est désormais avec l’« Ancestral Groove », nouveau projet très électrique, que Krakauer a débuté une tournée en mars dernier.  
Sur scène, il joue ses propres standards et du John Zorn, poursuivant son hybridation magistrale du klezmer avec funk, électro, free ou blues.

Clarinette, voix
David Krakauer


  • Krakauer’s Ancestral Groove © GMD
  • Krakauer’s Ancestral Groove © GMD
  • Krakauer’s Ancestral Groove © GMD

Clarinette, voix David Krakauer
Samplers, boîtes à rythme Keepalive
Guitare électrique Sheryl Bailey
Basse électrique, voix Jerome Harris
Batterie Michael Sarin

David Krakauer
Le clarinettiste David Krakauer dégage une émotion brute doublée d’une jovialité débordante, sous lesquelles se nichent un esprit infatigable, de l’humour et de la générosité.
Chef de file de la nouvelle vague Klezmer, David Krakauer parcourt le monde avec son ensemble Klezmer Madness!, proposant une forme moderne de musique Klezmer qui, née d’un choc entre l’ancien et le nouveau monde, mélange, à parts égales, anxiété profonde et joie débridée. Tout en affirmant son enracinement dans les mélodies populaires de la tradition Klezmer, l’orchestre «propulse la tradition de la musique Klezmer dans l’ère du rock». Au passage, le compositeur Krakauer rend hommage aux rythm’ & blues, au jazz, à la musique classique, et au funk.
Krakauer et Klezmer Madness! sont partout : assurant la dernière partie de la manifestation Bang on a Can Marathon. Engagés régulièrement dans des clubs new-yorkais tels que le Knitting Factory et Tonic. Tête d’affiche aux festivals JCC Marathon de Dallas, ou encore de Saalfelden en Autriche, où, commémorant le centenaire de la naissance de Sidney Bechet, le groupe a présenté, en première mondiale, une suite écrite par Krakauer en hommage au géant légendaire de la clarinette jazz. David Krakauer se produit régulièrement sur les grandes scènes européennes.
Les affinités musicales de David Krakauer vont de Music from Marlboro au Philomusica de New York, en passant par John Cage, John Zorn, Elliott Sharp, et les Klezmatics. On a pu le voir en soliste invité du Philharmonique de Brooklyn, de  l’Orchestre Symphonique de New Haven, de l’Orchestre Radiophonique de Berlin (RSO) et du Quintette à vents Aspen. Diplômé de l’Ecole Julliard de New York sous la direction du légendaire Leon Russianoff, il est membre des facultés de clarinette et de musique de chambre du Manhattan School of Music, du Mannes College of Music et de Queens College. Qu’il joue de la musique Klezmer dans une église, ou devant un public Autrichien, qu’il joue du jazz dans une salle de concert symphonique, ou de la musique classique dans une boîte de rock, Krakauer fait tout avec une grâce et une maîtrise hors du commun.
Un premier album coup de poing en 1995 sur le label de Zorn, un autre en hommage à Sydney Bechet, son idole de toujours. Et puis un transfert de l’autre côté de l’Atlantique, chez Label Bleu, pour un cocktail toujours plus fort, plus pimenté (A New Hot One, The Twelve Tribes) et puis ce live en 2004 dans la ville de ses aïeux, cette Cracovie qui l’accueille chaleureusement et qu’il épate tout aussi  amoureusement. Entre-temps, les oreilles aux aguets, Krakauer a entendu un cinq titres qui l’obsède, qu’il se passe en boucle. The Hip Hop Seder, signé par un hurluberlu canadien nommé Josh Dolgin, alias DJ Socalled. Ce musicien canadien, de vingt ans son cadet, a découvert comme lui la musique klezmer sur le tard. Et c’est en trublion culotté qu’il en fait sa propre tambouille, en y ajoutant des beats de rap old school, des musicals, des vieux chants liturgiques. Socalled, c’est une nouvelle piste qui s’ouvre, ce que pressent tout de suite Krakauer. En 2003, HiphopKhasene, le mariage sur disque de Dolgin et de la violoniste du groupe londonien Oi Va Voi Sophie Solomon confirme l’originalité de la démarche. On y retrouve Krakauer, Frank London, Michael Alpert de Brave Old World. Krakauer joue en solo avec Socalled, l’embauche pour quelques titres sur son Live in Krakow. Jusqu’à ce dernier album, Bubbemeises, où les deux se retrouvent enfin sur un projet complet, épaulés par l’impeccable Klezmer Madness.
De 2009 à 2013 David Krakauer a co-dirigé le Abraham Inc, rencontre emblématique avec Fred Wesley et Socalled.

 

Sheryll Bailey
Elle est considérée comme une des guitaristes bop les plus influentes ayant émergées dans les années 90. Son attaque peut être le balancement direct et très « swing » mais elle exale aussi la subtilité, l’élégance d’expression et un son pur, chaud, liquide. Elle joue du bop traditionnel mais elle a aussi enregistré avec des jazzmen contemporains tels, Richard Bona, Gary Thomas, Urbaan Folk… En 1995, elle arrive 3e au concours international de guitare jazz Thelonious Monk. Elle enseigne aussi à la prestigieuse école de musique de Berklee depuis 2000, et lors de nombreux séminaires.

Jerome Harris
Il s’est fait une réputation mondiale grâce à son jeu sensible et profond. Il a collaboré, lors de tournée ou pour des enregistrements, avec des artistes comme Sonny Rollins, Jack DeJohnette, Don Byron, Ray Anderson, Paul Motian, Bill Frisell, Marty Ehrlich, et Julius Hemphill et bien d’autres encore.
Sa tournée internationale l’emmène à travailler en Asie du sud et en Afrique du sud-est comme «ambassadeur du jazz» du centre Kennedy à Washington. Toutes les critiques ont reconnu son apport artistique essentiel, dans les albums tels que Rendezvous (Stereophile) et Hidden In Plain View (New World). Il grandit à New-York et vit à Brooklyn ; c’est là qu’il s’initie aux différents styles musicaux  américains, traditionnels et populaire comme le blues, la folk, le gospel. D’ailleurs, son essai le jazz sur la scène mondiale, explore l’histoire et la situation actuelle du jazz, de ses racines afro-américaines à sa très large diffusion.


Michael Sarin
Batteur, il a tourné et enregistré avec des musiciens reconnus comme Ray Anderson, Tim Berne, Thomas Chapin, Anthony Coleman, Dave Douglas, Mark Dresser, Marty Ehrlich, Mark Helias, Lee Konitz, Andy Laster, Myra Melford, Mario Pavone, Bobby Previte, Ned Rothenberg, Brad Shepik, et John Zorn. Il tourne actuellement avec Ben Allison’s «Medicine Wheel» et «BANQ,» Erik Friedlander’s «Broken Arm Trio,» David Krakauer, Tony Malaby’s «Apparitions Quartet,» et en trio avec Simon Nabatov et Ernst Reijseger.


Keepalive
Multi-instrumentiste et compositeur de musiques électroniques et acoustiques. Il a fait de multiples apparitions auprès des orchestres symphoniques d’Atlanta et de Chicago, l’opéra de Santa Fe, Le Los Angeles Philarmonic, le Curtis Institute, etc, autant qu’avec de nombreux artistes renommés de la scène électronique, dans des genres allant de la techno à l’ambient et la minimale. Il a activement collaboré avec le compositeur argentin Osvaldo Golijov, en créant les parties électroniques de la chanson Ayre, nominé aux Grammy Awards en 2006 et l’opéra en un acte Ainadamar qui a gagné deux Grammys en 2007. Ces deux œuvres ont été enregistrées et distribuées par Deutshe Grammophon.
KeepAlive et Golijov ont récemment achevé la partition de la musique du film de Francis Ford Coppola, Youth without Youth en 2007 et de son dernier film Tetro.
Keepalive a travaillé à la réalisation d’une commande de l’Orchestre Symphonique de Chicago, et du Weill Music Institute au Carnegie Hall.