Benjamin Lazar
Metteur en scène et comédien, Benjamin Lazar lie la musique et le théâtre depuis ses premiers spectacles. En 2004, sa mise en scène du Bourgeois Gentilhomme, dans la production du Poème Harmonique, incluant tous les intermèdes et ballets de Lully, rencontre un très grand succès public et critique. La même année il fonde sa compagnie Le Théâtre de l’incrédule. Il y crée notamment L’Autre Monde ou les États et Empires de la Lune d’après Cyrano de Bergerac donné au Théâtre de l’Athénée en 2008 et 2013, Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé de Théophile de Viau, Les Caractères de La Bruyère, Fables d’après La Fontaine, Feu d’après Pascal, Visions d’après Quevedo, Comment Wang-Fô fut sauvé de Marguerite Yourcenar
Artiste associé de 2010 à 2013 à la scène nationale de Quimper, il y a créé notamment en 2010 l’opéra Cachafaz (Copi/Strasnoy) et, en 2013, Pantagruel, avec Olivier Martin-Salvan. En dehors de ses créations au sein du Théâtre de l’incrédule, Benjamin Lazar se consacre également à la mise en scène d’opéra. Il a été invité dans des lieux comme l’Opéra-Comique, le Théâtre des Champs-Élysées, le Théâtre de Caen, le Théâtre des Arts, l’Opéra de Saint-Étienne, l’Opéra de Rennes, le Grand Théâtre du Luxembourg, le Grand Théâtre d’Aix-en-Provence ou le Badisches Theater à Karlsruhe. Il a collaboré, entre autres ensembles, avec le Poème Harmonique, les Arts Florissants, Les Musiciens du Louvre, les Cris de Paris et le Balcon. Ses réalisations vont de l’opéra baroque à la musique contemporaine : La Vita humana de Marazzoli, Cadmus et Hermione de Lully, Il Sant’Alessio de Landi, Egisto de Cavalli, Cendrillon de Massenet, Cachafaz de Strasnoy, Ariane à Naxos de Strauss, Riccardo Primo de Haendel.
En juin 2015, il crée Le Dibbouk d’An-ski au Printemps des Comédiens.
[COLUMN]
Judith Chemla
Elle étudie le théâtre au Conservatoire national supérieur d’art dramatique et le chant lyrique aux conservatoires régionaux d’Aubervilliers et de Bourg–la-Reine. Dès l’âge de 17 ans, elle enchaîne les expériences, sur scène, où elle joue La Tempête de Shakespeare, Le Nom de Jon Fosse, Soirée de gala adapté de Tchekhov par Roger Planchon…
Au cinéma, elle intègre la bande d’ados branchés de Hellphone de James Huth (2006), les troupes drolatiques de Faut Qu’ça Danse de Noémie Lvovsky (2007) et de Musée Haut, Musée Bas de Jean-Michel Ribes (2008), Pierre Schoeller lui offre un premier rôle remarqué, celui de la jeune mère larguée de l’intense et humaniste Versailles (2008) face à Guillaume Depardieu. Elle intègre la Comédie Française à sa sortie du conservatoire en 2007 où elle travaillera un an et demi. Elle joue le maître de maison Molière tout comme Corneille, Hanokh Levin, Ödön von Horvath et Eduardo de Filippo. Elle défend en parallèle une poignée de courts-métrages, du Petit Chaperon Rouge de Shinji Aoyama à Fuir de Virginia Bach (2008-2012).
[COLUMN]
Florent Hubert
Des études d’écriture, d’orchestration et de musicologie ont complété sa formation de musicien de jazz. Il est un des fondateurs du Nagual Orchestra qui se produit dans plusieurs festivals et obtient le premier prix des Trophées du Sunside en 2009. Il rencontre ensuite Samuel Achache et Jeanne Candel avec qui il crée Le Cocodile Trompeur comme musical, comédien et musicien. Ce spectacle, libre adaptation de Didon et Enée de Purcell, obtient le Molière du meilleur spectacle musical en 2014.
Il est comédien et musicien dans Le Goût du faux, spectacle co-écrit et mis en scène par Jeanne Candel dans le cadre du festival d’Automne et qui sera en tournée au printemps 2016. Il joue dans Fugue, spectacle musical co-écrit sous la direction de Samuel Achache et produit par la Comédie de Valence, créé au cloître des Célestins dans le IN du festival d’Avignon et en tournée en 2016. Avec Jeanne Candel et Samuel Achache, il prépare en tant que directeur musical et arrangeur une nouvelle création autour de L’Orfeo de Monteverdi qui sera créée en janvier 2017.