Théâtre

Nos éducations sentimentales

dimanche 18 mars à 17:00

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Salle Jean Vilar
1h50
Dès 14 ans

Comment métamorphoser le monde quand la génération qui nous précède a vu s’effriter toutes ses utopies ?

Pour éclairer ce désir de changements d’une génération quarantenaire, des années 90 à nos jours, Sophie Lecarpentier s’appuie sur le roman de Flaubert et se réfère à la nouvelle vague, notamment à Truffaut.

Sept comédiens s’adonnent aux activités de leur temps, guère différentes de celles qui occupent le héros de Flaubert, Frédéric Moreau. Mais la nouvelle vague est passée par là, les histoires d’amour, les soirées, les discussions politiques ont rythmé l’esthétique de la vie. Comme dans Love, Love, Love, de Nora Granovsky ou Mélancolie(s) de Julie Deliquet, Sophie Lecarpentier dessine le portrait précis d’une génération au quotidien narcissique, qui fait avorter les grandes comme les petites ambitions.

Texte et mise en scène Sophie Lecarpentier

Production Compagnie Eulalie. 
Coproduction Scènes du Golfe / scène conventionnée de Vannes, Le Théâtre, scène nationale / Mâcon et le Théâtre 13 / Paris.
Avec le soutien de la région Normandie, la DRAC Normandie et L’Espace Philippe Auguste / Vernon, de la salle de spectacle de Conches-en-Ouche.
Résidence de création Théâtre Paris-Villette, le Grand Parquet.

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Autour du spectacle

A vous de jouer !

Nous vous proposons de participer à des ateliers artistiques, avec des personnalités du monde du spectacle vivant.

Atelier des enfants avec Guillaume Reynard
dimanche 18 mars à 17:00

Pendant que les grands sont au spectacle, les plus jeunes ont aussi une activité artistique et découvrent le dessin avec Guillaume Reynard, l'illustrateur des saisons 2016-2017 et 2017-2018. De 17h à la fin du spectacle, les enfants, entre 6 et 12 ans, sont accueillis par une équipe encadrante qualifiée.
Le second rendez-vous de la saison a lieu pendant la représentation de Nos éducations sentimentales, le dimanche 18 mars.

Tarif 7€ par enfant, à coupler avec le billet pour le spectacle, dans la limite des places disponibles.
Pour toutes questions vous pouvez contacter la billetterie du Théâtre au 01 46 97 98 10.

inscription
La plume du spectateur
samedi 24 mars à 14:00

Comment analyser une mise en scène ? Comment formuler une critique objective et riche ? Quelles sont les clefs de lecture d’une représentation théâtrale ?
Au cours de cet atelier, un temps est prévu pour échanger sur les pièces choisies, puis, sur les conseils du journaliste et critique de théâtre Nicolas Arnstam, chaque participant pourra coucher ses idées sur le papier.

Sam. 18 nov. de 14h à 17h
Autour de Impromptu 1663 ; Cyrano ; Love, Love, Love
Sam. 2 déc. de 14h à 17h
Autour de Berlin 33De la démocratie ; La Vie est une géniale improvisation
Sam. 24 mars de 14h à 17h
Autour de e-passeur.com ; J’appelle mes frères ; Mélancolie(s) ; Nos éducations sentimentales ; 1 300 grammes ; L’abattage rituel de Gorge Matromas.

Inscription gratuite, ateliers limités à 12 participants.

inscription
  • Nos éducations sentimentales(c) Maëlle Grange
  • Nos éducations sentimentales
  • Nos éducation sentimentales(c) Maëlle Grange
  • Nos éducations sentimentales(c) Maëlle Grange

Avec Stéphane Brel, Anne Cressent ou Valérie Blanchon, Xavier Clion, Vanessa Koutseff, Solveig Maupu, Julien Saada et l’aimable participation de Colette Nucci.

Son Christophe Sechet
Lumières et vidéo Marinette Buchy
Costumes Nathalie Saulnier
Scénographie Charles Chauvet

Librement inspiré de L’éducation sentimentale de Gustave Flaubert et de Jules et Jim de François Truffaut

Dans L’éducation sentimentale, Flaubert peint un représentant de la plupart des types d’hommes qui s’agitent dans le monde de ses contemporains – et l’on y reconnaît étonnamment certains des nôtres ! Dans cette grande fresque, ce magistral récit choral, il exprime l’état général qui marque les heures de transition sociale. Il décrit « un mal inconnu » qui fait avorter les grandes comme les petites ambitions, qui use, trahit, fait tout dévier, et finit par anéantir les moins mauvais dans l’égoïsme inoffensif.
Et cela résonne fort avec notre époque violente. Finis les « lendemains qui chantent », épuisés les rêves et idéaux post soixante-huitards… Comment se réinventer une utopie ? Flaubert met devant nos yeux un miroir en disant : « Regardez-vous ; si votre image n’est pas ressemblante, celle de votre voisin le sera peut-être. » Et, en effet, en 2017, nous trouvons le voisin ressemblant !
Nous avons décidé de transposer le parcours de Frédéric Moreau dans le monde d’aujourd’hui : Il était une fois un garçon irrésolu, plein de tous les appétits et de toutes les faiblesses, qui, sous nos yeux, tranquillement, s’employait à rater sa vie, à la laisser lui échapper à force de ne rien choisir.
C’était « l’histoire d’un jeune homme » (le sous-titre du livre de Flaubert) nous en faisons l’histoire d’une bande d’amis, rassemblés autour d’un jeune homme. Se dessine alors le portrait d’une génération de quarantenaires qui cherchent un idéal et ne le saisissent que rarement, qui rêvaient de contribuer à l’histoire de leur temps, mais qui se sont seulement condamnés à en faire partie. Comme dans un tableau impressionniste, on croque des moments de vies : des fêtes, des discussions politiques, des fous rires, des histoires d’amour, de famille, des renoncements, des disputes, des envies, des désirs, des passions, des velléités, des ambitions.
C’est le portait d’un groupe lié par l’amitié, l’ambition, le désir ; au sein duquel on trouve des crapules et des gens bien, une icône, des travailleurs et des oisifs.
Avec sincérité et fragilité, nous « fouillons le vrai », comme disait Flaubert, nous mettant à nu ; avec le projet de peindre une réalité, parfois spectaculaire, souvent insignifiante. Rien d’exceptionnel dans ces vies mais un quotidien traversé par la joie et l’enthousiasme, les désarrois et les compromis. La vie se donne à voir et la dynamique des êtres ; l’addition des personnages crée la fresque.

Après des études de Lettres — Hypokhâgne, khâgne, DEA sur le langage dramatique de Beaumarchais (publié chez Nizet) — et une formation au Conservatoire d’Art dramatique de Rouen, en 1996, Sophie Le Carpentier crée, la Compagnie Eulalie en Normandie. Depuis son origine, la Compagnie Eulalie trouve sa spécificité dans une recherche sur la langue française et sa musicalité, associée à un ancrage profond dans le réel. Oscillant librement entre humour et gravité, pièces ludiques et textes engagés, proches du théâtre documentaire, Sophie met en scène Beaumarchais, Nathalie Sarraute, Marivaux, Vincent Delerm, Marc Delaruelle, Dieudonné Niangouna, Gérard Watkins, Catherine Anne… Elle adapte et écrit deux pièces à quatre mains avec son partenaire artistique Frédéric Cherboeuf, Too much Fight (derrière les murs), et La plus haute des solitudes (d’après Tahar Ben Jelloun) et initie un travail de troupe avec un collectif d’acteurs et techniciens qui donnera lieu à un spectacle sur les coulisses du théâtre : Le Jour de l’Italienne.
Par ailleurs elle poursuit un parcours de collaborations artistiques : récemment avec Luc Bondy, Yasmina Reza mais aussi Edouard Baer, Jean-Pierre Vincent, Louis-Do de Lencquesaing, Michèle Kokosowski, Philippe Châtel, ou Jean Dautremay. Elle participe régulièrement au Festival du Mot de la Charité-sur-Loire, et mène des résidences artistiques à l’étranger : aux Centres Culturels Français de Kinshasa et de Brazzaville (Congos), puis dans les prisons pour enfants de Roumanie avec Christian Benedetti. Elle mène actuellement une nouvelle expérience : depuis deux ans, avec Vanessa Koutseff, dans des théâtres en Bretagne et en Normandie, elle invente un objet théâtral singulier, une pièce écrite et construite au contact d’adolescents, qui propose un regard sur la jeunesse, sur sa vision de la société. Ce spectacle-performance se réinvente dans chaque lieu, chaque théâtre, avec chaque groupe d’élèves, afin de donner à cet âge transitoire la parole scénique qui lui est propre. Elle travaille parallèlement à une adaptation des poèmes de Yannis Ritsos pour une soirée performance avec Polydoros Vogiatzis et Sarah Murcia, au Théâtre Anne de Bretagne de Vannes.

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