Suresnes cités danse

(S)acre

vendredi 12 janvier à 21:00samedi 13 janvier à 21:00dimanche 14 janvier à 17:00

Ajouter l'événement à mon agenda

Réserver
Salle Jean Vilar
1h15
Dès 8 ans

(S)acre de David Drouard est le troisième volet du triptyque commencé avec (F)aune et (H)ubris, présenté en 2016. Après la relecture en solo de L’Après-midi d’un Faune de Nijinski et la violence contenue dans la notion d’hubris (démesure, sentiment violent inspiré par la passion), il s’attaque au Sacre du printemps, cette pièce à la force subversive, tellurique, créée par Nijinski.

David Drouard questionne ce mythe du sacrifice et du renouveau pour en révéler les résonances avec le monde contemporain. Sur l’œuvre de Stravinski revue et corrigée par la musique rituelle et tribale d’un groupe féminin rock, il réinvente un récit qui prend le contrepied du livret d’origine. Non plus une vierge sacrifiée, mais douze femmes – neuf danseuses et trois musiciennes live – incarnent la résilience, la résistance face à la domination masculine, rétives à la puissance qui s’exerce contre elles et de fait contre la nature.

La nature sera très présente sur le plateau, grâce à l’architecte paysagiste, Gilles Clément, qui le transformera en un paysage, entre art et nature, créant le dialogue entre la danse et le vivant. Une manière radicale de revisiter une pièce de répertoire, en bousculant les genres.

Concert-chorégraphique
Interprétation libre du Sacre du printemps d’Igor Stravinsky
Chorégraphie David Drouard

Production D.A.D.R. Compagnie.
Coproduction Théâtre de Laval, ONYX, Théâtre de Suresnes Jean Vilar, Espace Malraux- scène nationale de Chambéry, THV de Saint-Barthélémy d’Anjou. L’association Chantier est soutenue par L’Etat-Préfet de la région des Pays de la Loire (DRAC), le conseil régional des Pays de la Loire, le conseil général de Mayenne, la ville de Laval. Cette création a bénéficié d’accueil en résidence aux : TPE de Bezons, Festival Lieux Mouvants – Centre Bretagne, Théâtre de Laval, ONYX, Théâtre de Suresnes Jean Vilar, La Briqueterie.

Retour au spectacle

Autour du spectacle

Répétitions publiques

Sortie de résidence
vendredi 13 octobre à 16:00

A l’occasion d’une résidence de création au Théâtre Jean Vilar, le chorégraphe David Drouard et ses danseuses ouvrent les portes d'une de leur répétition, une sorte de restitution en l'état, de leur prochain spectacle (S)acre. Ce moment permet la rencontre entre un travail en cours et quelques spectateurs. Ce spectacle sera créé lors de l'ouverture de la 26e édition du festival Suresnes cités danse, le 12 janvier 2018, dans la grande salle du Théâtre Jean Vilar.
Inscription gratuite dans la limite des places disponibles ; pour toutes questions vous pouvez contacter la billetterie du Théâtre au 01 46 97 98 10.

inscription

A vous de jouer !

Nous vous proposons de participer à des ateliers artistiques, avec des personnalités du monde du spectacle vivant.

Atelier d'initiation au hip hop pour enfants
samedi 13 janvier à 10:30

A l'occasion du festival Suresnes cités danse, une initiation à la danse hip hop animée par un danseur (seuse) professionnel(le), de 10h30 à 12h30. Cet atelier est destiné aux enfants de 7 à 9 ans.
Inscription auprès de la Médiathèque, uniquement sur son site internet.

inscription
  • (S)acre© Manon Rénier
  • (S)acre

Avec Aude Arago, Julie Coutant, Karima El Amrani, Ingrid Estarque, Delphine Gaud, Lea Helmstädter, Lasdada, Coline Siberchicot, Léonore Zurfluh 
Musique live Agathe Max, Emilie Rougier, Simone Aubert

Assistante Maryann Peronne
Architecte paysagiste, jardinier Gilles Clément
Lumières Eric Soyer
Assistants à la création musicale Eric Aldéa, Ivan Chiossone
Scénographie Henry Pierre Marsal
Conseiller en dramaturgie Florian Gaité
Costumes Salvador Mateu Adujar

Se confronter à l’œuvre de Stravinsky n’est pas un petit défi quand on sait le nombre d’auteurs chorégraphes du 20e siècle à avoir créé leur Sacre.
L’histoire raconte que la pièce a fait scandale à sa création au Théâtre des Champs-Elysées en 1913. La musique comme la chorégraphie de Nijinski en prennent alors pour leurs grades. S’approprier le Sacre en revient donc à s’inscrire concrètement dans l’histoire de la subversion au théâtre.
Pour ce dernier volet du triptyque que j’ai ouvert par (F)aune, puis (H)ubris, j’ai le désir de prolonger naturellement deux de mes axes de recherche : l’hybridation et l’œuvre collaborative. Et comme souvent dans ma démarche, je cherche à créer un lien direct entre la musique et le corps, en faisant coïncider pulsation rythmique et mouvement organique, jusqu’à parfois un effet hypnotique.
Partant de l’œuvre de Nijinski, ce (S)acre pose la question essentielle de la présence des femmes, de leur force, face à une domination multiséculaire des hommes. Prenant le contrepied de la pièce originelle, cette création fait émerger une communauté de douze interprètes pour montrer non pas une Elue - vierge, sacrifiée - mais des « Elues » qui évoquent la résistance des femmes. Ces femmes incarnant ainsi un groupe de « sœurs » qui survivent malgré la puissance qui s’exerce contre elles. Cette résilience qui se noue via cette sororité trouve son écho dans le milieu naturel : là où les femmes sont opprimées par l’homme, la nature est mise à mal par l’humanité.
La nature sera donc représentée sur scène par un paysage de type «rudéral», soit une nature minimale qui revient là où elle n’était plus, en analogie à cette résistance féminine qui traverse les époques.
Cette pièce conjugue ainsi l’envie de penser une infinité de croisements entre un rythme ritualisant, sorte d’appel universel de cette nécessité d’être, propre à la composition originale de Stravinsky et le live d’un groupe féminin rock, en passant par des paysages de corps végétaux, déployés comme des rhizomes.
Entre confusion des corps et résurgences du rythme tribal, Sacre célèbre, convoque et fait danser les mouvements d’une nature qui reprend ses droits sur les constructions contemporaines.
David Drouard

David Drouard, né en Mayenne, se découvre danseur et chorégraphe à 15 ans. Il se forme au Conservatoire de Nantes.
Au Conservatoire national supérieur de Lyon, il rencontre Odile Duboc, femme déterminante dans l’histoire de la danse contemporaine française et qui fut la chorégraphe et directrice du Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort.
David Drouard commence sa carrière à 19 ans et signe auprès d’Odile Duboc et du CCN de Belfort pendant plusieurs années. Il découvre Jiri Kylian au Nederlands Dans Theater comme assistant chorégraphe de Lionel Hoche. Il expérimente parallèlement le théâtre et le cinéma en participant à la réalisation d’un court métrage commandé par ARTE au Luxembourg intitulé Era Méla Méla.
Il pousse sa réflexion en créant Gravity, un quatuor, présenté au Festival d’Avignon en 2008. Il affirme son style et son langage en recevant le Premier Prix de la Fondation Noureev au Concours international de Danse de Paris.
David Drouard s’enrichit d’expériences diverses, ainsi au fil de ses projets il rencontre Marie-Agnès Gillot danseuse étoile de l’opéra de Paris et qui participe à l’une de ses créations en 2008, Georges Momboye sur la création de l’Anneau de Salomon, la maison Hermès sur plusieurs contrats de créations Internationales. Le résultat de ses expériences en est d’autant plus marquant que la traversée de ces divers univers est au cœur de sa pratique de la danse.
Actuellement, il collabore avec Michèle Noiret à Bruxelles sur la pièce Hors Champ et sur le solo de Michèle Noiret Palimpseste présenté pour la première fois au Festival d’Avignon en 2015.

Autour du spectacle

Répétitions publiques

Sortie de résidence

A vous de jouer !

Nous vous proposons de participer à des ateliers artistiques, avec des personnalités du monde du spectacle vivant.

Atelier d'initiation au hip hop pour enfants