Suresnes cités danse

Rencontres Hip Hop

vendredi 25 janvier à 21:00samedi 26 janvier à 21:00dimanche 27 janvier à 17:00

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Salle Jean Vilar
1h45
Dès 10 ans

Sommets de l’énergie et des contrastes que le hip hop peut faire naître à Suresnes, les Rencontres hip hop reviennent sur le plateau Jean Vilar.

Rencontre avec la féminité tout d’abord, avec Soli2 pièce d’Anthony Égéa qui, en 2005, allait révolutionner le hip hop en mettant sur scène une breakeuse, robe noir et talons aiguilles, se dévoilant progressivement. On n’avait jamais vu cela ! Créée par la magnifique Émilie Sudre, cette pièce du répertoire, revient, avec une nouvelle Émilie, Émilie Schram, interprète entre autres des Black-Blanc- Beur ou du Cirque du soleil. Transition, entre grâce et puissance, le duo Addiction, première création personnelle de BBoy Junior, avec la danseuse Grecque Kalliopi Tarasidou. « Addictes » tous les deux d’un hip hop virtuose, ils nous offrent une partition de haute volée, pour s’élever du plateau aux étoiles. Enfin, Mickaël Le Mer, déjà applaudi pour Rouge et Rock it Daddy, revient avec Crossover, qui comme son nom l’indique conjugue l’art du savoir-danser à celui du vouloir-inventer, par tout croisement. Un art du mouvement, que même le public pourra partager, sur le plateau Jean Vilar. À vos baskets !

 

Soli2
Direction artistique et chorégraphie Anthony Egéa
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Addiction
Chorégraphie et interprétation Junior Bosila
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Crossover
Chorégraphie Mickaël Le Mer
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Autour du spectacle

MédiaScène

Atelier d'initiation au hip hop pour enfants
samedi 12 janvier à 10:30

A l'occasion de la 27ème édition du festival Suresnes cités danse, le Théâtre et la Médiathèque de Suresnes organisent un atelier d'initiation au hip hop. Destinée aux enfants de 7 à 9 ans, cette initiation est animée par un(e) danseur(euse) professionnel(le) en lien avec la programmation du Festival.
Entrée libre sur inscription auprès de la Médiathèque, uniquement sur mediatheque-suresnes.fr

inscription
  • Soli2(c) Jean Jacques Mahé
  • Crossover(c) Philippe Bertheau
  • Addiction(c) Christian Schneider
  • Soli2(c) Jean Jacques Mahé
  • Crossover(c) Philippe Bertheau
  • Addiction(c) Christian Schneider
  • Crossover(c) Philippe Bertheau

Direction artistique et chorégraphie Anthony Égéa

Avec Émilie Schram
Création musicale Tedd Zahmal
Création lumières Florent Blanchon

Production Cie Rêvolution. Coproductions Office artistique de la région Nouvelle-Aquitaine, CCN - Ballet de Biarritz - scène nationale / Bayonne, Initiatives d’artistes en danses urbaines (Fondation de France - Parc de la Villette - Fonds social européen), Théâtre de Chelles. Partenaires Conseil général des Landes, Conseil régional Nouvelle-Aquitaine, Conseil général de Gironde, DRAC Aquitaine. Avec le soutien de Glob théâtre / Bordeaux, Théâtre de Corbeil Essonnes, ville de Parempuyre, association Garazikus / Saint-Jean-Pied-de-Port, Communauté de communes du Piémont Oloronais, Théâtre de Bressuire, CND à Pantin, IDDAC – Institut départemental de développement artistique et culturel en Gironde.

 

Présentation

Au son des talons hauts - ceux qui ont vu le film L'Homme qui aimait les femmes comprendront - avant même la silhouette moulée, à contre-jour, la figure est posée. Féminine jusqu'aux clichés, Émilie Sudre est venue en découdre. Marche de torero autour du tapis blanc, cambrée, regards de défi au public. Il faut, par parenthèse, imaginer ce qu'est alors l'arène d'une salle pleine de hip hopeurs survoltés et venus le spectacle des virtuoses s'affrontant… et l'aplomb nécessaire pour être comme Émilie, là. Elle se jette d'un coup sur le rectangle, comme un tatami, et enchaîne les variations du hip hop avec une lenteur qui témoigne d'une maîtrise impressionnante. Du haut des hauts talons la gestuelle de rue devient comme une calligraphie, une épure de funambule. Encore plus fort, elle enlève une chaussure… On imagine très bien que cet étalage de virtuosité ait fait taire bien des relents de machisme. C'était le but. À force de se prendre les bras dans sa robe moulante, la voilà femme voilée sur un air oriental. Et la gestuelle hip hop dans cet appareil devient manifeste pour une émancipation. Puis elle en arrive là, de dos, à moitié nue. Elle danse encore, avec une pudeur délicieuse, cachant le plus que la danse le permet,ses seins. La scène est d'une grande beauté, mais la démonstration est faite et il n'y a plus guère à en dire. Et cela s'achève ainsi. Soli 2 est la partie centrale d'un triptyque qu'Anthony Égéa a dévolu à une remise en cause des clichés du hip hop. Devenu autonome, la démonstration que fait Émilie Sudre s'attaque au sexisme souvent dénoncé de ce milieu, mais l'intensité de la présence, le jeu de domination de l'interprète sur le public et qui évoque la tauromachie, dépasse largement l'objectif initial. C'est aussi la Femme jouant de son attrait comme une arme, de sa séduction comme d'un pouvoir, qu'exprime ce solo. Si parfois, cela évoque Matador d'Almodovar, cela explique aussi pourquoi - et le passage dans le solo n'en est que plus important - dans certaines cultures dont sont issus certains membres de la culture hip hop, la femme est contrainte, abaissée et voilée.

Philippe Verrièle, juillet 2007

 

Chorégraphie et interprétation Junior Bosila

Avec Kalliopi Tarasidou

Production 2018 Cie Même Pas Mal. Coproduction Théâtre de Suresnes Jean Vilar /Suresnes cités danse 2019 ; Théâtre de l’Arsenal / Val de Reuil ; Théâtre de l’Agora / Evry ; GPS&O / Mureau

 

Présentation

Addiction est bien plus qu’un spectacle supplémentaire pour son créateur Junior Bosila. Cette pièce représente l’aboutissement d’années de travail. En effet aprés avoir performé sur les plus belles scènes Françaises et Européennes avec ses Compagnies que sont les Wanted Posse (Compagnie Française) et Flying Steps (Compagnie Allemande). Junior s’était lancé en 2009, dans la création de son premier spectacle Buanattitude.
Ce spectacle à succés, qui a tourné et tourne encore auxquatre coins du globe, a permis à Junior d’acquérir la casquette de chorégraphe. Cependant se chorégraphier soi-même et chorégraphier d’autres danseurs ne représente pas le même travail.
C’est pourquoi il a travaillé dur ces dix dernières années en se nourrissant de nombreuses créations auxquelles il a assisté; en discutant aussi beaucoup avec de nombreux chorégraphes de renom qu’il a pu rencontrer tel que Sylvain Groud, Vartan Bassil ou encore Amala Dianor avec qui il a co-chorégraphié le duo Extension. C’est donc une suite logique que de vouloir aujourd’hui penser, écrire et créer sa première pièce en tant que seul chorégraphe.
Addiction est un duo entre Junior lui-même et Kalliopi Tarasidou, une danseuse Grecque.
Cette danseuse talentueuse est connue dans le milieu pour être une perfectionniste hors-pair; «un cyborg» comme certains la surnomme.
Junior quant à lui est addict à la performance, c’est d’ailleurs ce besoin, ce désir de performer qui a créé son style atypique reconnu mondialement aujourd’hui.
Sur scène nous pourrons donc observer Kalliopi dans son travail d’exécution de précision, avec des mouvements calligraphiques et une danse quasi hypnotisante.
Et d’autre part Junior, ce monstre du Hip-Hop, dans sa bulle de recherche, avec des figures plus spectaculaires les unes que les autres.
Dans leurs traits de caractères, il se rejoignent : de sa perfection Kalliopi devient performante et de son besoin de performance Junior devient perfectionniste.
Ces deux dynamismes vont ici se superposer pour s’élever et se dépasser ...

Biographies

Kalliopi Tarasidou
Kalliopi Tarasidou danseuse Hip-Hop d’origine Grecque débuta la danse en 2007 à l’âge de 15 ans. Ces spécialités : le Popping; le Tutting et le Waving.
C’est en 2013 que la carriére professionnelle de cette autodidacte commença vraiment avec le spectacle «Instant Acts» de la Compagnie Berlinoise du même nom, avec laquelle, elle partie en tournée en Allemagne et en Italie.
Cette même année, elle intégra la Compagnie Allemande Flying Steps pour la création du Show Red Bull Flying Illusion avec lequel une tournée Européenne est réalisée au cour des trois années suivantes.
En 2014 elle prie part au spectacle «Ruhm» de la Compagnie Renegate (Compagnie Allemande).
En 2015 elle co-chorégraphia son premier duo «Liquid Angles» en collaboration avec Christian Zacharas alias «Robozee» danseur Allemand de renommé internationale.
Encore méconnue en France; ce second duo avec Junior Bosila va permettre de la dévoiler au grand public Français; auquel elle réserve de trés belles surprises.

Junior Bosila
Junior Bosila danseur/ chorégraphe
Il débute le break-dance à l’âge de 16 ans. En 2000 il intègre le collectif WANTED POSSE, collectif avec lequel il remporta les championnats du monde l’année suivante.
Toujours avec ce même collectif il co-chorégraphira et interprétera plusieurs créations tel que : Bad Moves (2002), Trance (2006) ou encore Konnexion (2010).
Par la suite il participe à divers plateaux télé et multiplie les apparitions sur France 2, France 4, Trace Tv ou canal +. Jamel debbouze, Alain Chabat ou encore Madonna font appel à lui.
En 2007, il remporte l’émission "La France à un Incroyable Talent" sur M6, ce qui lui permet de confirmer sa notoriété auprès du grand public.
C’est en 2008, après son retour d’un voyage au Congo, sa terre natale, qu’il se lance dans la création de son premier spectacle solo «BUANATTITUDE». Cette première création le mènera aux quatre coins du globe.
En 2013, il intégra la compagnie Allemande Flying Steps avec laquelle il pris part au spectacle produit par la sociéte Red Bull « Red Bull Flying Illusion », actuellement en tournée Européenne.
C’est en 2014 qu’il produit avec sa propre compagnie de danse appelée Même Pas Mal le duo Extension en co-production avec la compagnie d’Amala Dianor, danseur hip-hop contemporain de renom.
En 2015 il intégra Trio spectacle dans lequel il est accompagné une nouvelle fois, par Amala Dianor et Sly Johnson, beat-boxer (membre du Saïn supa crew) mis en scéne par Mathilda May, commande du théâtre de Suresnes Jean Vilar.
A ce jour, il a voyagé dans plus de 70 pays, que se soit en tant qu’artiste danseur, professeur, ou encore jury au sein de compétitions.
Même si son art est souvent qualifié de «hors - normes», Junior a su conquérir le public et marquer les esprits.
Sur internet, il est devenu le « break-dancer » le plus visionné au monde avec des vidéos comptabilisant plusieurs dizaines de millions de vues.
Junior est en réalité bien plus qu’un danseur, il a fait évoluer sa discipline et est devenu pour la plupart, une légende dans ce milieu.

Chorégraphie Mickaël Le Mer

Avec Thomas Badreau, Brandon Petersen, Dylan Gangnant, Maxime Cozic, Dara You, Wilfried Ebongue, Remi Autechaud et Giovanni Leocadie.
Création lumières et scénographie Nicolas Tallec
Spatialisation sonore et mixage Fabrice Tison
Scénographie William Languillat
Composition originale Julien Camarena
Costumes Nathalie Nomary
Assistante chorégraphe Lise Dusuel

Production Cie S’Poart. Coproductions Le Grand R – scène nationale / La Roche-sur-Yon, CNDC / Angers, Scène nationale / Châteauvallon, Théâtre l’ONYX / Saint Herblain, Espace Culturel l’Hermine / Sarzeau. Avec le soutien de l’Adami et de la Spedidam. Avec le soutien financier de la DRAC – Pays de la Loire, de la Région Pays de la Loire, de la ville de la Roche sur Yon et du Conseil départemental de la Vendée.

 

Présentation

« Crossover » est un mot anglais qui porte de nombreux sens sans toutefois d’équivalent en français. Il signifie à la fois « mélange », « croisement », « métissage » …
Ce Crossover se manifeste à travers plusieurs danseurs qui se retrouvent dans un espace d’expérimentation. Ils traversent, prennent des directions qui s’opposent, les corps se croisent et s’entremêlent. La danse prend appui sur des techniques de danse hip hop, mais le contact entre les interprètes est omniprésent. Entre tension et décontraction, chacun s’interroge et se nourrit de l’autre pour affirmer son point de vue. Mickaël Le Mer souhaite dans la continuité de la création Rouge accentuer le travail d'occupation de l'espace ainsi que la cohésion et la proximité entre les danseurs. Une des grandes volontés de Mickaël Le Mer est de mêler avec cohérence et force les codes du hip hop et ceux de la danse contemporaine, afin d'affranchir la danse de ses carcans originels.
La technique favorisera le lien à tisser entre le public et les interprètes, le son et la lumière sillonneront la salle et les espaces. Le rapport frontal entre les danseurs et les spectateurs sera rompu, et ces derniers s’introduiront dans l’intimité des danseurs qui s’exprimeront sur des instants de vie et des rencontres qui les ont marqués. L'originalité de la pièce sera d'intégrer lors du dernier tableau 8 personnes du public qui auront au préalable travaillé quelques heures avec l'équipe. L'idée est de leur offrir la possibilité d'être spectateurs et interprètes et d'expérimenter l'état de danse.

Biographie

Mickaël Le Mer
Né en 1977, Mickaël Le Mer découvre le Hip Hop au début des années 90.Il se forme avant tout au sein de l'aventure collective de la Compagnie S'Poart dès 1996.
C'est dans ce contexte collectif que Mickaël Le Mer fait son premier essai en tant que chorégraphe et c'est avec In Vivo en 2007, qu'il inaugure et assume une écriture exigeante qui prend appui sur l'expérience personnelle des danseurs. Le résultat est marqué d'une sensibilité à la fois poétique et urbaine, tout en développant une grande maîtrise de l'espace scénique, et de toutes les composantes du spectacle (lumière, scénographie, musique …).
Son travail est notamment récompensé en 2009 par le second prix du jury au concours de danse [Re]Connaissance qui est organisé conjointement par la Maison de la Danse de Lyon et le CDC de Grenoble.
Suite à ce succès, Mickaël, directeur artistique et chorégraphe de la Compagnie fut invité par l'Institut Français à créer une pièce dans le cadre de l'année croisée France-Russie en 2010. Cette demande aboutira la création de la pièce franco-russe Na Grani, une création pour 10 danseurs et danseuses russes et français , issu du Hip Hop et de la danse contemporaine. Na Grani fut jouée pour la première fois lors de la Biennale de la Danse de Lyon en 2010.
En 2012 vient Instable, Rock It Daddy en 2013, Rouge en 2014 et le trio Traces en 2015.
L’écriture chorégraphique de Mickaël Le Mer prend appui sur le vocabulaire de la danse hip hop avec la liberté de l’inscrire dans une démarche d’abstraction. Son écriture est marquée par une sensibilité poétique, toute en retenue, avec des moments de fulgurances propres à l’urgence de cette danse. Sa grande maîtrise de l’espace dessine une danse graphique qui démultiplie les trajectoires et ouvre l’espace des possibles. Cet enjeu d’ouverture est au coeur du travail de Mickaël Le Mer : prendre le risque d’aller vers l’autre, établir le contact.
Sa danse ose la sensualité. Les appuis au sol sont relayés par les appuis des corps entre eux : échanges d’énergie, portés, sauts, envolées. La performance et la virtuosité des danseurs transcendent les limites pour imaginer d’autres espaces, laissent le public en alerte pour mieux le surprendre. Les pièces de Mickaël Le Mer expriment une grande humanité et révèlent son esprit mathématique. Elles dessinent des espaces en constante mutation, explorent le mouvement, jouent avec les lignes et avec le rythme. La délicatesse des interprètes révèle leur savoir-danser, savoir-être, savoir-vivre. Avec sincérité et générosité, Mickaël Le Mer se donne la liberté de transformer la danse hip-hop.

Autour du spectacle