Suresnes cités danseCréation

Soirée d'ouverture

samedi 11 janvier à 21:00dimanche 12 janvier à 17:00

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Grande salle Théâtre André-Malraux
1h30
Dès 8 ans

Le festival Suresnes cités danse s’ouvre, pour sa 28ème édition, avec deux spectacles en un sous le signe des métissages et de la liberté : Massiwa et Telles Quelles/Tels Quels.

MASSIWA  [Création]
de Salim Mzé Hamadi Moissi

Après la programmation de Soyons Fous de la compagnie Tché-Za au festival Suresnes cités danse en 2019, le Théâtre de Suresnes Jean Vilar a passé commande à Salim Mzé Hamadi Moissi d’une nouvelle pièce. En ouverture de la 28ème édition du Festival, le spectacle Massiwa (qui signifie « les îles » en comorien) ouvre de nouveaux horizons à la danse hip hop. Dans cette pièce pour sept interprètes, Salim Mzé Hamadi Moissi nous convie à un voyage inhabituel au sein de cet archipel volcanique de l’Océan Indien où il est né et a grandi. Pour quelles raisons aime-t-on le lieu d’où l’on vient ? Qu’a-t-on envie d’en transmettre aux autres ? Comment en conserver la beauté et l’originalité ? Celui qui assure à ceux qui visitent les Comores : « si tu viens chez moi, tu ne voudras pas retourner chez toi tellement tu vas aimer », dresse un portrait en quatre tableaux de la vie d’un Comorien d’aujourd’hui. Inspiré par des danses traditionnelles comme le wadaha, style féminin, ou encore le shigoma et le biyaya, Salim Mzé Hamadi Moissi nous emporte sur des rythmes afro et classiques.

 

TELLES QUELLES / TELS QUELS  [Création]
de Bouziane Bouteldja

Le titre de la nouvelle pièce de Bouziane Bouteldja Telles quelles / Tels quels met d’emblée en miroir les femmes et les hommes. Avec trois danseuses et quatre danseurs, marocains et français, le chorégraphe questionne l’identité des jeunes générations dans un monde globalisé qui atténue apparemment les différences culturelles en plongeant tout le monde dans le même remix. En s’emparant des histoires individuelles contrastées de chacun, collectées au fil des répétitions, Bouziane Bouteldja veut ausculter l’évolution des rapports entre les femmes et les hommes, celle de l’égalité des sexes, de la construction du genre, de la religion. Autant de thèmes délicats et périlleux que le chorégraphe hip hop exacerbe dans une danse intense, nourrie de hip hop et de traditions, qui sait aller au contact avec l’autre.
Sept ans après le spectacle Altérité, créé avec Coraline Lamaison, et qui remporta le premier prix du concours (Re)Connaissance, Bouziane Bouteldja s’attaque une fois de plus à des questions de fond pour casser les clichés, en particulier orientalistes, et dégager une autre harmonie pour tous.

 

 

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Autour du spectacle

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Nous vous proposons de participer à des ateliers artistiques, avec des personnalités du monde du spectacle vivant, de prendre part à des visites.

Atelier d'initiation au hip-hop pour enfants
samedi 11 janvier à 10:30

À l’occasion de la 28e édition du festival de Suresnes cités danse, le Théâtre et la Médiathèque de Suresnes proposent un rendez-vous destiné aux enfants de 7 à 9 ans. Cette initiation à la danse hip hop sear animée par un danseur (seuse) professionnel(le), de 10h30 à 12h30
Entrée libre sur inscription.
Inscription obligatoire sur mediatheque-suresnes.fr ou au 01 41 18 16 69.

  • Soirée d'ouverture
  • Massiwa © Benoîte Fanton
  • Telles Quelles / Tels Quels © Gilles Rondot
  • Soirée d'ouverture
  • Telles Quelles / Tels Quels © Gilles Rondot

Chorégraphie Salim Mzé Hamadi Moissi


Pour 7 danseurs
Avec Ahmed Abel-Kassim, Fakri Fahardine, Toaha Hadji Soilihy, Mzembaba Kamal, Abdou Mohamed, Ben Ahamada Mohamed et Mohamed Oirdine.


Commande et production Théâtre de Suresnes Jean Vilar / festival Suresnes cités danse 2020. Avec le soutien de Cités danse connexions.
En collaboration avec la Compagnie Tché-Za (Comores).

Biographie
Salim Mzé Hamadi Moissi (alias Seush) représente la nouvelle génération de danseurs et chorégraphes contemporains à influence hip hop qui émerge du continent africain. Après un parcours d’interprète avec le chorégraphe gabonais Arnaud Ndoumba (2010) et le chorégraphe français Anthony Egéa pour la pièce Rage (2012), il décide de retourner vivre aux Comores. Il crée la Compagnie Tché-Za et le festival biannuel Ntso Uziné à Moroni avec l’objectif de développer et de professionnaliser la danse. Il crée quatre pièces : Wutama hip hop, Kreuz, Mon mur et Soyons fous qui est présentée pour la première fois en France en 2019 lors du festival Suresnes Cités danse, et reprise à l’Institut du Monde arabe en mars 2019.

 

Direction artistique et chorégraphie Bouziane Bouteldja

Avec Mouad Aissi, Allison Benezech, Zineb Boujema, Soufiane Faouzi Mrani, Naïs Haïdar, Fatima Zohra El Moumni et Redouane Nasry

Création lumières Pocho Epifanio

Production Compagnie Dans6t avec le CCN de Créteil et du Val-de-Marne - direction Mourad Merzouki, Le Flow / Lille, l'Institut français de Casablanca dans le cadre de son programme de résidences artistiques et culturelles 2019, l'Institut français et la Région Occitanie.
Coproduction Théâtre de Suresnes Jean Vilar / festival Suresnes cités danse 2020.
Avec le soutien du ministère de la Culture - DRAC d'Occitanie, de la Région Occitanie, du Département des Hautes-Pyrénées.

Biographie 
Danseur expert en break dance depuis la fin des années 90, passé par une formation auprès de Tayeb Benamara, Kader Attou, Karim Amghar et Olé Khamchanla, Bouziane Bouteldja crée la compagnie Dans6T, en 2007. Partisan de ce qu’il nomme « une danse citoyenne », il a créé six spectacles dont le solo Réversible (2014), qui a beaucoup tourné. Installé à Tarbes, où il est né, il a mis en place des actions de transmission et de formation dans la cité ainsi que dans le département des Hautes-Pyrénées.

En 2009, il crée sa première pièce Pas si compliqué. En 2010, c’est la création de Kif l’équilbre, une pièce de groupe à destination du jeune public sur le thème de l’alimentation et de la danse comme moyen d’activité physique. Cette pièce a été récompensée par plusieurs prix nationaux. Ce projet a pour but de promouvoir l’activité physique, l’équilibre alimentaire et la tolérance entre les personnes. Il s’agit d’un spectacle ludique, interprété par trois danseurs utilisant la danse et le théâtre. Ensuite a lieu un échange en présence d’enseignants et d’une infirmière scolaire ou d’un(e) diététicien.
En 2011, à l’initiative de la Scène Nationale de Tarbes, il rencontre Coraline Lamaison auprès de qui il va se former en tant qu’interprète et chorégraphe. Cette rencontre est déterminante. En 2012, il la sollicite pour l’écriture de la pièce Altérité avec laquelle il remporte le prix du jury au concours de danse contemporaine (Re)connaissances. Cette pièce questionne les différences. Cette pièce a été jouée 35 fois.

En 2014, pour créer la pièce Réversible, il s’associe à Gilles Rondot, avec qui il mène une réflexion sur l’émancipation de l’individu dans le monde arabomusulman, mais aussi dans le cadre des débats français sur la laïcité, la liberté de conscience…
Cette pièce a été jouée plus de 40 fois dans plusieurs festivals en France et à l’étranger et dans le réseau culturel. Elle existe aussi en version courte afin de pouvoir aller à la rencontre de publics éloignés de l’offre culturelle.

En 2016, avec Faux semblants, Bouziane Bouteldja se pose la question : « pouvons-nous être nous-mêmes, devons-nous jouer des rôles pour être acceptés ou écoutés ? ». Cette pièce est crée le 10 novembre 2016 au Parvis, Scène Nationale de Tarbes et est ensuite jouée en France et au Maroc. L’écriture de cette pièce a fait l’objet d’allers et retours entre la France et le Maroc, dans le cadre d’un projet de formation de danseurs interprètes.

En 2018, c’est la création de Face à Terre, une pièce chorégraphique et musicale avec une danseuse brésilienne (Ana Pi) et un chanteur de l’île de la Réunion (Bastien Picot). Cette pièce s’est nourri de lectures, de rencontres et de deux voyages d’études : l’un au Mexique pour assister à la fête des morts et l’autre au Brésil pour comprendre une religion afro-brésilienne, le candomblé, et pour s’imprégner d’une culture où la joie de vivre si intense permet de supporter la présence de la mort liée aux violences urbaines.

 

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