Chorégraphie Nawal Lagraa
Avec Rachel Chenet-Sigué, Sarah Copin, Julia Derrien, Margaux Devanne, Karima Ferhat, Marlène Gobber et Amel Sinapayen.
Musique originale Olivier Innocenti
Création lumière Guislaine Rigollet
Son Patrick de Oliveira
Production Cie La Baraka. Résidence de création Maison de la Danse / Lyon ; Accueil Studio CND / Lyon. Avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication / Drac Rhône-Alpes, du Secrétariat d’Etat en charge des Droits de la femme, du ministère de la Culture et de la Communication – réserve parlementaire de M. le député P. A. Muet, de la Région Rhône-Alpes, de la délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité, de la Ville de Lyon, de la Fondation BNP Paribas-Projet Banlieue. Avec le mécénat de de la Fondation France Télévisions.
Note d’intention
« Chaque femme porte en elle une force naturelle riche de dons créateurs, de bons instincts et d’un savoir immémorial. Chaque femme a en elle la femme sauvage. Mais la femme sauvage, comme la nature sauvage, est victime de la civilisation. La société, la culture, la traquent, la musellent, afin qu’elle entre dans le moule réducteur des rôles qui lui sont assignés et ne puisse entendre la voix généreuse issue de son âme profonde » Clarissa Pinkola Estés.
A partir du concept de « femme sauvage » de Clarissa Pinkola Estés, j’ai eu envie de mettre en lumière, en mouvement, à travers huit corps de femmes aux bagages différents (hip hop, jazz, africain etc.) la force et la puissance de la femme. Au cœur du processus de création, le dialogue permanent entre l’ « animus », la part masculine de la femme reliée aux vertus de l’action, de l’affirmation et de l’intelligence, et les vertus dites féminines d’intériorité, de sensibilité et de créativité. L’envie de défaire certains clichés et d’éviter d’uniformiser les genres. Prenant en compte la spécificité de chacune, nous parlerons du processus d’ « individuation » plutôt que d’individualité.
Nawal Lagraa
[COLUMN]
Nawal Lagraa
Elle s’initie à la danse classique et décide très vite d’en faire son métier. Nawal enrichit ensuite sa danse et s’ouvre aux styles contemporain et jazz et participe aux créations du « Armstrong Jazz Ballet » où elle a l’opportunité de travailler avec les chorégraphes les plus divers de Wayne Barbaste à Géraldine Amstrong ou encore de Georges Momboye à Matt Mattox… Artiste ouverte aux diverses formes d’expression, Nawal se produit entre autres dans Cyrano de Bergerac de Jacques Weber, au Théâtre du Châtelet dans Les Troyens de Yannis Kokkos, à l’Opéra Bastille dans Guillaume Tell de Blanca Li. En 2003, elle rencontre Peter Goss, et suivra de manière intensive ses cours de yoga et de danse contemporaine pendant deux ans. Elle intègre la compagnie La Baraka en 2006 avec Matri(k)is et devient l’assistante d’Abou Lagraa pour la création Nawal (l’offrande) au Centre Méditerranéen de danse contemporaine de Tunis. En 2008, Abou Lagraa crée avec elle, le duo D’Eux Sens à la Biennale Internationale de la Danse de Lyon. En plus de son activité de danseuse dans Un monde soi, elle mène aux cotés d’Abou Lagraa le projet de Pont culturel méditerranéen et prend la responsabilité pédagogique du Ballet contemporain d’Alger (BCA) en janvier 2010.
Tout en poursuivant son travail pédagogique lors des tournées du Ballet contemporain d’Alger, elle partage son goût de la transmission lors de nombreux stages et « Master Class », notamment en France, aux Pays Bas, en Asie, en Espagne, en Pologne, en Russie, aux Etats-Unis… En 2012, elle assiste Abou Lagraa pour sa création Univers l’Afrique et participe à celle en 2013 de El Djoudour.