Chorégraphie Hervé Koubi
Avec Hamza Benamar, Lazhar Berrouag, Nasreddine Djerrad, Fayçal Hamlat, Nassim Hendi, Amine Maamar Kouadri, Riad Mendjel, Issa Sanou, Ismail Seddiki, Reda Tighremt, Mustapha Zahem, Adel Zouba
Création musicale Maxime Bodson
Musique Hamza El Din / Kronos Quartet, Jean-Sébastien Bach, musique soufie
Lumières Lionel Buzonie
Costumes Guillaume Gabriel
Coproduction Ballet de l’Opéra national du Rhin-CCN, CCN de Créteil et du Val-de-Marne / Cie Kafig, Palais des congrès de Loudéac, Centre culturel de Vitré, Ballet Preljocaj / CCN d’Aix-en-Provence, Ballet Biarritz-CCN-Thierry Malandain.
[COLUMN]
Présentation du spectacle
En 2009, Hervé Koubi organisait une audition à Alger pour le début d’un travail qui aboutit aujourd’hui à la création de Ce que le jour doit à la nuit.
Comme le jeune garçon, héros ordinaire du roman éponyme de Yasmina Khadra, balloté d’une famille à une autre, Hervé Koubi part en explorateur de sa propre histoire qui croise celle avec un grand H. «C’est tel un orientaliste du XIXe siècle venu en Algérie pour donner vie à ses rêves d’orient que je voudrais donner vie à mes rêves d’enfant né en France, et qui n’a découvert que sur le tard ses véritables origines et celles de ses deux parents, algériens de souche ».
Douze danseurs algériens et burkinabé, la plupart venus de la danse de rue, du hip hop, ont fourni l’énergie nécessaire à ce projet à long terme, fait de rencontres puis de travail sur mesure avec chacun des interprètes, réalisé déjà dans une première étape El Din. Nourri de peintures orientalistes, des dentelles de pierre de l’architecture islamique, Hervé Koubi trace son propre chemin, fait d’enchevêtrement, de tissage complexe. « La dentelle, précise-t-il, lui qui a toujours été fasciné par le dessin, est avant tout une manière de créer le jour, le jour dans un tissu, le jour dans la matière…le jour dans mon histoire… ». Ce que le jour doit à la nuit est dans son titre même un bouleversement du temps et une histoire de liens.
Marie-Christine Vernay
Hervé Koubi, chorégraphe
En 2000 Hervé Koubi crée son premier projet Le Golem. Depuis 2001, il collabore avec Guillaume Gabriel sur l’ensemble de ses créations. Il crée Ménagerie (2002) et Les abattoirs, fantaisie… (2004). En 2006 collabore avec la
musicienne Laetitia Sheriff pour la création 4’30’’.
En 2007 il retravaille un déambulatoire créé sur la Croisette de Cannes en 1997 Les Heures Florissantes et créé un essai mêlant écriture contemporaine et gestuelle Hip-Hop Moon Dogs. Pour l’année 2008 il entreprend trois essais
chorégraphiques autour des trois écritures : Coppélia, une fiancée aux yeux d’émail… / Les Suprêmes / Bref séjour chez les vivants.
En 2009 il entame une collaboration avec les danseurs ivoiriens de la Compagnie Beliga Kopé pour une création Un rendez-vous en Afrique et sur les années 2010, 2011, 2012 et 2013 il accompagnera une équipe de douze danseurs
algériens et burkinabé pour un parcours jalonné de deux créations El Din (création 2010-2011) et Ce que le jour doit à la nuit (création 2013). Il collabore également avec des vidéastes pour des projets de vidéo danse, Pierre Magnol pour Bodyconcrete (2010) et Ovoid Edges (2012), Pierre Magnol et Michel Guimbard pour Bodyconcrete 2 (2011).
En parallèle au travail de création de la Compagnie Hervé Koubi, il est régulièrement invité par des centres de formations professionnelles en France (Centre National de la Danse de Lyon, Ecole Supérieure de Danse de Cannes…) et à l’étranger (Ballet National d’Equateur, Ministère de la Culture et de la francophonie de la Côte d’Ivoire, Ballet national du Yucatan au Mexique…).
En 2012, à l’invitation de Paola Cantalupo – directrice de l’Ecole Supérieure de Danse de Cannes – il chorégraphie la variation contemporaine garçon pour l’obtention du Diplôme National Supérieur Professionnel du Danseur.