Cirque / Clown

Slava's Snowshow

mardi 20 novembre à 20:00mercredi 21 novembre à 15:00mercredi 21 novembre à 20:00jeudi 22 novembre à 20:00vendredi 23 novembre à 20:00samedi 24 novembre à 15:00samedi 24 novembre à 20:00

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Salle Jean Vilar
1h30
Dès 6 ans

En entrant dans la salle Jean Vilar, vous ne savez pas à quoi vous n’échapperez pas ! Car Slava, de son vrai nom Slava Polunin, n’est pas un clown ordinaire. Il est bien le seul capable de déclencher une tempête de neige sur les hauteurs de Suresnes, comme jamais vous n’en verrez plus.

Osaka, Rio, Rome, Berlin, Hong Kong, Londres… toutes ces villes peuvent témoigner des terribles manifestations de joie que la tempête a déclenchées. Né dans un village de trois mille habitants en Union soviétique, Slava inventait ses histoires, libre comme l’air, jusqu’au jour où, loin de satisfaire ceux qui voyaient en lui un brillant ingénieur, il décida d’apprendre le mime pour percer le secret des vrais clowns, de ceux qui font rire et pleurer. Petit à petit, inventant un personnage songeur et hésitant, au nez en forme de prune, dans un costume énorme et minable, Slava a créé un univers où l’absurde côtoie le naïf, la cruauté nargue la tendresse et où la tragédie épouse la comédie. Si l’art de Slava Polunin n’est pas tout à fait du cirque, pas tout à fait du mime, presque du théâtre, il est à coup sûr, l’art de briser les frontières, de pousser les portes de l’enfance, pour n’en sortir sous aucun prétexte. Et si devant vos yeux ébahis, un lit devient un bateau, des personnages promènent un village au bout d’une laisse ou un minuscule flocon de papier devient une gigantesque tempête de neige, c’est que vous avez trouvé le chemin du merveilleux.

 

Reportage par France 3 (décembre 2017) :

Conception et mise en scène Slava Polunin

Production Caramba Spectacles, en accord avec Gwenael Allan et Slava.

  • Slava's Snowshow
  • Slava's Snowshow
  • Slava's Snowswhow(c) A. Lopez
  • Slava's Snowswhow(c) V. Vial
  • Slava's Snowshow(c) V. Vial
  • Slava's Snowshow(c) Pascal Ito
  • Slava's Snowshow(c) V. Mishukov

Le Slava's Snowshow est un spectacle unique, différent de tout ce que  vous avez pu voir auparavant. C'est un monde merveilleux dans lequel  un lit devient un bateau, une toile de coton enveloppe le public et un minuscule morceau de papier devient une tempête de neige qui va  littéralement vous en mettre plein la vue. Le Slava's Snowshow est un magnifique spectacle de clowns théâtraux qui  réussit à combiner la folie débridée du burlesque avec la beauté  visuelle et l'extravagance de cette présentation.
Tempête de confettis, averses de poésie, le Théâtre de Suresnes se mue en micro-climat local du merveilleux.

Slava Polunin
De Slava Polunin à Assisyai : Leonid Yengibarov, Marcel Marceau, Charlie Chaplin…
Il a le cheveu hirsute et la parole qui fuse. Sous ses airs de dilettante, c’est un travailleur acharné. Clown de renommée mondiale, il a pour ambition première d’aller au bout de ses rêves et d’atteindre l’absolue liberté.
Il, c’est Slava Polunin, né le 12 juin 1950 à Novossil, petite ville située au sud de Moscou, sur le chemin de la mer Noire. Il grandit à la campagne et découvre à l’âge de onze ans Charlie Chaplin dans Le Kid. “Je n’ai pas vu la fin, raconte-t-il, parce qu’on a éteint la télévision avant, mais... le lendemain, je savais avec certitude ce que je voulais faire de ma vie.” Quelques années plus tard, jeune homme, Slava gagne la ville qu’il tient pour “la plus belle du monde”, Saint-Pétersbourg, alors appelée Leningrad. Censé y faire des études d’ingénieur, Slava ne tarde pas à se lancer dans l’art de la pantomime. Grâce à des pièces comiques qu’il a créées avec son partenaire sur scène, A. Skvorcov, Slava Polunin est devenu une icône de la culture russe.
Il créé rapidement son personnage de clown, Assisyai, petit bonhomme ridicule et touchant, en combinaison jaune et chaussures rouges à longs poils. Assisyai, c’est la quintessence de la mélancolie poétique qui caractérise le génial clown soviétique Leonid Yengibarov, du raffi nement philosophique du mime Marceau, de l’humanité et du comique émouvant des fi lms de Chaplin – les trois grands maîtres de Polunin. Peu à peu, à travers le personnage d’Assisyai, naît le projet d’un théâtre de clowns, tous différents et pourtant aisément reconnaissables. Ce kaléidoscope de caractères s’incarne plus particulièrement dans “le théâtre de clowns de Saint-Pétersbourg”, troupe créée par Polunin à la fi n des années soixante et dont la popularité est d’emblée stupéfi ante. L’aventure s’arrête vingt ans plus tard, car ce qui intéresse maintenant Slava c’est la tragicomédie et son désir de “faire revenir le clown au théâtre”.
C’est en 1993 que né le légendaire Slava’s Snowshow. Cette merveilleuse tempête de neige tourbillonne à travers le monde depuis maintenant 25 ans. Ce spectacle présenté dans des centaines de villes à travers le monde a reçu 20 des plus prestigieuses récompenses théâtrales du monde, dont les prix Lawrence Olivier, Drama Desk, Triumph et Golden Nose, ainsi qu’une nomination aux Tony Awards à Broadway.

Slava Polunin, piste rouge

Le clown russe qui célèbre les 25 ans de succès mondial de son «Snowshow» possède aussi un bon jeu d’esquive.
[...] Depuis sa création, en octobre 1993, 10 000 représentations ont été jouées devant environ 4 millions de personnes, dans plus de 50 pays [...]. Vingt récompenses prestigieuses, une critique laudative et un public qui, partout, sourit et s’émeut devant les facéties de ce clown en barboteuse jaune et chaussons rouges, qui apparaît pourtant sur scène avec une grosse corde qu’il semble vouloir se mettre autour du cou… Avant que mille et une pitreries ne le mènent à pas menus jusqu’aux désormais cultes tempête de neige et lancer de ballons conclusifs.
[...] Slava Polunin chérit l’imaginaire du mime Marceau, de Charlie Chaplin, du baron de Münchhausen et de ses compatriotes, l’écrivain Daniil Harms et le clown Leonid Yengibarov. Des illustres aînés avec lesquels il partage l’art de l’évasion dans son phalanstère fantasque «où chacun peut donner libre cours à son talent».

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Libération, Gilles Régnault - 25 décembre 2017