Direction artistique, chorégraphie François Lamargot
Avec Adel Aïdouni, Carole Dauvillier, Cédric Adossi, Daudet Grazai, Fabrice Mahicka, François Lamargot, Ingrid Estarque, Stéphane Thérinca
Lumières Guillaume Léger
Musique Jean-Charles Zambo
Assistant chorégraphie Saül Dovin
Coproduction CCN de Créteil et du Val-de-Marne/Cie Käfig dans le cadre de l’Accueil Studio, IADU- Fondation de France-Parc de La Villette, Centre de danse du Galion/Aulnay-sous-Bois. Avec le soutien de la Drac Île-de-France/ministère de la Culture et de la Communication, de l’Adami, de la Maison de Bégon (Blois)
[COLUMN]
Note d’intention
Mes précédentes pièces étaient essentiellement centrées sur les corps et ce qu’ils peuvent à eux seuls exprimer.
Dans cette prochaine création, la lumière jouera un rôle ; elle sera indissociable de la chorégraphie. Afin de situer l’environnement des danseurs et ce qu’ils vivent, j’utiliserai aussi l’accessoire :
– les costumes aideront les danseurs à incarner les personnages et orienteront leurs gestuelles par leur volume.
– les lumières, au-delà d’une mise en place d’un climat, interviendront directement dans l’histoire.
Lors de mes derniers voyages en Chine et en Afrique, deux livres m’ont particulièrement inspiré (Les 7 Plumes de l’Aigle d’Henri Goucaud et Trésor du Zen de Maître Dogen). Je me suis concentré sur certains passages riches de sens (voir propos) que j’ai notés et assemblés pour former un tout cohérent autour d’une entité. Ces textes ne sont pas une description de ce que je donne à voir sur scène mais ils orientent clairement les intentions de mon travail, tant pour les danseurs que pour moi-même. Le gardien du temps est un personnage secondaire, fugace, du roman Les 7 Plumes de l’Aigle. La force que l’auteur a su lui donner, parmi ses pages, me fait dire que cet homme existe, peut-être. Et comme les voyages, ces rencontres restent un grand inspirateur de mon travail, j’ai été frappé du calme et même, de la sérénité qu’il instaure tout simplement parce que je ne suis pas dans mon environnement habituel, grouillant et afféré à mille choses finalement pas toujours utiles. C’est, comme un autre espace où le temps n’a pas la même durée, s’étirant et se contractant en fonction de l’éloignement peut-être, de la mise à distance certainement, d’une «mise en solitude volontaire» enfin. Une «impermanence qui ne peut être appréhendée par la raison» (extrait de Trésor du Zen de Maître Dogen).
François Lamargot
Biographie
François Lamargot s’est formé dans divers centres de formations parisiens, mais c’est dans la rue, avec ses amis, et en participant à des battles qu’il se complète en hip-hop et plus particulièrement en break et housedance.
Sa carrière de danseur commence dès ses 17 ans dans différentes comédies musicales (Gladiateur, Belle, Belle, Belle). Trois ans plus tard, il met sur pied sa première pièce, Horizon. La création bénéficie d’une programmation aux Rencontres de La Villette en 2008. Dès lors, la compagnie ne cesse de participer à différents festivals et autres évènements de renom tels que Breakin’s Wall d’Amsterdam, Hip Hop International, Dance Deelight, etc…
Il allie le travail théâtral à la danse où interpréter veut dire vivre pour entrer au cœur même du sujet qu’il choisi. Son travail avec Claude Brumachon dans Folies en tant que danseur lui permet d’expérimenter cette aventure. D’autres comme Anthony Egéa ou encore Georges Momboye l’ont amené à s’orienter dans ce sens. En 2011, fort de ses expériences, il présente sa deuxième pièce Akasha. Parallèlement, François devient l’assistant chorégraphe d’Anthony Egéa, notamment pour Le Beijing Contemporary Dance Theater en juin 2011, puis pour Rage réunissant des danseurs du continent africain ; des créations à l’échelle internationale qui contribuent à forger son inspiration et son expérience scénique.