Mourad Merzouki, chorégraphe
Né à Lyon en 1973, Mourad Merzouki pratique dès l’âge de sept ans les arts martiaux et les arts du cirque. À quinze ans, sa rencontre avec la culture hip-hop l’emmène vers le monde de la danse.
Il décide très vite de développer cette gestuelle née dans la rue tout en se confrontant à d’autres langages chorégraphiques auprès notamment de Maryse Delente, Jean-François Duroure et Josef Nadj.
La richesse de son parcours lui donne cette envie très forte de réaliser des projets artistiques, mêlant le hip-hop à d’autres disciplines. C’est ce qu’il fait en créant en 1989, avec Kader Attou, Eric Mezino et Chaouki Saïd, sa première compagnie, Accrorap.
En 1994, la compagnie présente Athina lors de la Biennale de la Danse de Lyon, un véritable succès qui réussit à transposer la danse hip-hop de la rue à la scène.
Les voyages à travers le monde entraînent le chorégraphe vers des terrains inconnus, il fait alors l’expérience de la danse comme puissant moyen de communication. Pour développer son propre univers artistique lié à son histoire et à sa sensibilité, Mourad Merzouki décide de fonder en 1996 sa propre compagnie : Käfig. À partir de janvier 2006, la Compagnie Käfig est en résidence à l’Espace Albert Camus de Bron. Cette implantation lie le théâtre avec le Festival Karavel, créé en 2007 à l’initiative de Mourad Merzouki, programmant notamment une dizaine de compagnies hip-hop et d’autres actions dans la ville. Parallèlement, il imagine et conçoit un nouveau lieu de création et de développement chorégraphique : Pôle Pik ouvre ses portes à Bron en 2009.
En juin 2009, Mourad Merzouki est nommé à la direction du Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne. Il y poursuit et développe son projet placé sous le signe de l’ouverture sur le monde et créé en 2013 le Festival Kalypso. En 18 ans le chorégraphe crée 23 spectacles. En moyenne 150 représentations par an à travers le monde rythment ainsi la vie de la compagnie.
Adrien Mondot, création numérique
Adrien Mondot est un artiste multidisciplinaire, informaticien et jongleur dont le travail explore et interroge le mouvement, se situant au point d’intersection entre l’art du jonglage et l’innovation informatique.
Initialement chercheur en informatique, il travaille pendant 3 années à l’Institut National de recherche en Informatique et automatique de Grenoble où il s’applique à imaginer et concevoir de nouveaux outils de création graphique s’affranchissant de la réalité. Durant cette période il développe également des programmes pour différentes structures culturelles gérant les problèmes d’anamorphoses complexes de projections d’images. Il découvre la danse en 2003 à l’invitation du chorégraphe Yvann Alexandre, participant à la création collective Oz.
En 2004, il fonde la compagnie Adrien M, il s’agit alors pour lui de mêler étroitement les arts numériques, sonores, le jonglage et le mouvement, explorant les liens entre innovation technologique et création artistique. Avec ses spectacles, et s’appuyant sur les outils qu’il développe, il s’affranchit des règles de l’apesanteur et du temps, brouille les pistes, se joue d’un art du cirque et de l’informatique dans un jeu d’illusion magique, chorégraphique et poétique.
Il multiplie aussi les collaborations, notamment avec Kitsou Dubois, Stéphanie Aubin, Ez3kiel et au sein de laboratoires de recherche indisciplinés qu’il organise régulièrement et qui lui permettent de nourrir ses réflexions et ses travaux de recherche. Il a également participé au dernier spectacle de Wajdi Mouawad, Ciels, créé en 2009 en Avignon. Lauréat de Jeunes Talents cirque en 2004 avec le projet convergence 1.0, il a été soutenu par la Sacd dans le cadre des « Numéros neufs » pour la création du numéro issu de retime, Kronoscop. Avec Cinématique, la compagnie Adrien M a remporté le Grand prix du jury dans le cadre de la compétition internationale « Danse et Nouvelles Technologies » organisée par le festival bains Numériques à Enghien-les-bains en juin 2009. Il rencontre Claire Bardainne en 2010 lors du labo#5.
Claire Bardainne, création numérique
Claire Bardainne est artiste plasticienne, scénographe et designer graphique, diplômée de l’école Estienne et de l’ENSAD de Paris. Ses recherches visuelles se concentrent sur le lien entre signe, espace et parcours, explorant les va-et-vient entre imaginaire et réalité.
Entre 2001 et 2005, elle collabore à plusieurs projets liés à la mobilité urbaine: avec l’atelier Ici Même-Paris, et au sein du projet Troll mené par les architectes d’aWp, série de workshops qui aboutit notamment à une performance nocturne avec le collectif Stalker à Rome en 2005. En 2004, elle fonde à Paris avec Olivier Waissmann le Studio bW dont l’activité se concentre sur la création d’identités visuelles, le graphisme d’exposition et le graphisme multimédia, en particulier dans le domaine de la culture et de l’architecture. Dans le cadre du Mcluhan program in culture and Technology de l’université de Toronto, elle obtient en 2007 une résidence où elle commence un projet intitulé Wicklow, associant dessin, micro édition et performances.
À partir de 2007, elle accompagne en tant que plasticienne, par un travail graphique et la création d’images, les travaux théoriques de chercheurs en sociologie de l’imaginaire issus du CEAQ (Sorbonne, paris), laboratoire orienté sur les nouvelles formes de socialité et sur l’imaginaire contemporain. Elle collabore notamment aux cahiers européens de l’imaginaire (revue annuelle, CNRS Editions) et a publié l’essai-livre d’art Récréations. Galaxies de l’imaginaire postmoderne, CNRS Editions, Paris, 2009, avec Vincenzo Susca.
Elle rencontre Adrien Mondot lors de sa participation en février 2010 au labo#5. Ils co-signent l’oeuvre numérique interactive sens dessus dessous diffusée au Théâtre auditorium de Poitiers durant la saison 2010-2011.