accentus
Direction Christophe Grapperon
Nous sommes en 1863. Installé à Paris, Gioachino Rossini se consacre désormais essentiellement à la gastronomie. Son dernier opéra, Guillaume Tell, remonte à 1829, sa dernière œuvre importante, un Stabat Mater, à 1841.
Sa Petite Messe solennelle est l’un de ces « péchés de vieillesse » qu’il compose quand l’envie lui prend. Pied de nez à l’emphase romantique des oeuvres sacrées de ses contemporains, elle ne requiert que douze chanteurs, un piano et un harmonium.
Cette Petite Messe n’en est pas moins sincère, à défaut d’être vraiment solennelle, même si ça et là les vocalises l’entraînent sans vergogne vers le monde de l’opéra bouffe. C’est d’ailleurs cela qui fait le sel de cette oeuvre extrêmement vivace : une musique d’église où l’on retrouve le génial vocaliste du Barbier de Séville ou du Turc en Italie.
Il s’en excuserait presque, mais nous régale cependant de ses airs finement brodés, servis par les voix agiles des solistes et du choeur accentus dirigés par Christophe Grapperon, spécialiste de l’opéra bouffe.