D’Hristo Boytchev
Mise en scène Philippe Lanton
Meto, Lubka, Doko, et Louko, c’est un peu les Marx Brothers échappés d’une pièce de Beckett. Eux, ils n’attendent pas Godot, mais un train.
Il y a longtemps qu’ils sont là, à errer dans cette gare désaffectée, à regarder les trains qui passent et ne s’arrêtent jamais. SDF à temps plein et à l’alcool facile, ils répètent inlassablement la scène dans l’indifférence générale : un jour leur train viendra. Ils y monteront avec leurs valises vides et en redescendront avec les valises pleines, volées aux voyageurs. Un jour, forcément, ils « foutront le camp »… L’irruption d’Hari, magicien du bonheur en kit, leur en redonne l’espoir. Va-t-il réaliser leur rêve d’un autre monde ou n’est-il qu’un marchand d’illusion ? Philippe Lanton explore depuis six ans les auteurs balkaniques. Il s’attaque cette fois à une comédie bulgare de 2002, une farce « loufoque, désopilante et profonde » qui ressemble fort à notre Europe de 2017 : un paquebot en perdition, une gare où survivent des laissés pour compte et où ce sont toujours les mêmes qui montent dans le train.
On aime beaucoup. Les cinq comédiens sont au top. (…) Un théâtre burlesque et drôle, qui résonne comme une métaphore de l’Europe d’aujourd’hui, mais où l’on sait encore rire.
Sylviane Bernard-Gresh – Télérama Sortir – TT
Les interprètes ont vraiment l’étoffe de leurs personnages, et l’illusion théâtrale fonctionne tendrement, sûrement, elle nous émeut (…) et nous fait craquer.
Évelyne Trân – LeMonde.fr
Remarquable. (…) Philippe Lanton aura su honorer le texte et son sous-texte tout en respectant le burlesque de la proposition et sa radicale poésie. Une pièce avec de l’esprit, beaucoup d’esprit.
David Rofé-Sarfati – Toute la Culture
On vit au rythme des espoirs frustrés d’une bande de laissés pour compte dotés d’un sens de l’humour digne de Charlot ou des Marx Brothers.
Jack Dion – Marianne.fr