Mise en scène Joël Maillard
Un défi : ne rien écrire, ne rien lire, ne rien filmer et ne rien enregistrer pendant le processus de création. On serait donc tenté de s’arrêter là pour vous dire d’y aller les yeux fermés.
Sans en révéler trop, on peut indiquer qu’il est question d’un poème de tradition orale traitant d’une communauté de gens qui ont décidé de ne pas rentrer chez eux et ont abandonné l’écriture… mais aussi découvert une plante psychotrope. Non écrit, le spectacle est pour autant très bien construit : c’est une parabole sur la croyance, fondée sur la mémoire comme unique support de création.
C’est une pièce qui s’est inventée en parlant et en faisant parler, et n’est imprimée nulle part ailleurs que dans les cerveaux de ses interprètes : une histoire qui vous est racontée en mots et en musique, mais que personne ne pourra jamais lire.