Salle Jean Vilar
Tarif B
1h15
Dès 9 ans

Ensemble chorégraphique du Conservatoire national de danse et de musique de Paris

Pour ce programme en trois temps, les danseurs de l’Ensemble chorégraphique du Conservatoire de Paris, encore élèves mais déjà professionnels et rompus à tous les styles, ont choisi de rendre hommage à trois figures marquantes de la danse contemporaine.

Maître incontesté, William Forsythe est un déconstructeur de génie de l’écriture classique. Dans Enemy in the Figure, le mouvement s’articule entre ombre et lumière pour composer un envoûtant poème visuel et sonore.
Maud Le Pladec, artiste ouverte à toutes les expérimentations, notamment musicales, est à la tête depuis 2017 du Centre chorégraphique national d’Orléans. On découvrira une partie de ses Twenty-Seven Perspectives, conçues à partir de la Symphonie inachevée de Schubert sur une partition minimaliste « qui traverse les corps et l’espace ».
Récemment disparu, Andy de Groat était un questionneur inspiré des styles et du répertoire, ce dont témoigne sa magnifique Danse des éventails.

Maîtresses de ballet Céline Talon et Silvia Bidegain
Direction des études chorégraphiques Cédric Andrieux
Direction Émilie Delorme

L’Ensemble chorégraphique est l’équivalent d’une compagnie professionnelle, mais dont les interprètes de haut niveau sont en 2e cycle au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.
Chaque année, les danseurs interprètent des pièces issues du répertoire de la danse néoclassique et contemporaine, ainsi que des créations commandées à des chorégraphes actuels. Pour la saison 2020-2021, l’Ensemble chorégraphique présente La danse des éventails d’Andy Degroat, des extraits de Entity de Wayne McGreggor,  Twenty Seven Perspectives de Maud Le Pladec, Enemy In The Figure de William Forsythe, Set And Reset de Trisha Brown et des créations de Boris Charmatz et Julian Nicosia.

Enemy – Forsythe
Enemy In The Figure est un sombre poème envoûtant sur la vision, la perception, la forme et le chaos. La lumière joue un rôle aussi important que le mouvement, qui filtre à travers la scène en traits irréguliers et passagers, s’éclatant ou se contractant dans l’espace. Les danseurs submergés d’ombres de plus en plus profondes, amplifiant ainsi la beauté éphémère des mouvements. Portant des vêtements à franges superposées par-dessus leur collants noir et blanc, les danseurs surgissent de la pénombre ou y disparaissent comme des éruptions de l’inconscient, leurs corps étant des instruments polyphoniques qui génèrent le mouvement de n’importe d’où. Les membres voués à la danse classique se muent en formes anguleuses et décousues inscrivant leurs géométries convulsives en tournant, devant leurs ombres cinétiques ou génèrent des successions sans fin de mouvements sur une scène soudainement vide, sous une lumière blanche uniforme, la musique jouant bas une mélodie rythmique et répétitive. Dans un univers à la fois frénétique et calme, Enemy In The Figure, une pièce non-narrative de mystère et d’urgence, d’isolement et de rapport, confronte l’automatisme et l’humain : la danse agissant comme intermédiaire à d’infinies possibilités.
Roslyn Sulcas in New York Times
Première par le Ballet de Francfort, le 13 Mai 1989

Twenty Seven Perspectives – Maud Le Pladec
Avec Twenty Seven Perspectives, Maud Le Pladec fait de la Symphonie inachevée de Schubert une partition fantôme. Les danseurs deviennent l’écriture d’une musique inaudible tout autant que les véhicules de son expressivité renouvelée.

La danse des éventails – Andy de Groat
Andy de Groat a collaboré avec Bob Wilson notamment pour Le Regard du sourd et Einstein on the Beach. Il créé en 1978 son iconique Danse des éventails. Cette simple marche en ligne, sur une musique de Michel Galasso, est un chef-d’œuvre du contrepoint, qui met en jeu coordination physique, mentale et sensorielle.

Extraits de Enemy In The Figure
Chorégraphie William Forsythe
Musique Tom Willems

Extraits de Twenty-Seven Perspectives
Chorégraphie Maud Le Pladec
Création musicale et arrangements Pete Harden d’après Franz Schubert, Symphonie en si mineur D. 759 dite « inachevée »

La danse des éventails
Chorégraphie Andy de Groat
Musique Sylvester