PLATEAU PARTAGÉ
Ils sont deux fois deux hommes, quatre corps pour un plateau partagé qui est loin de la simple addition mathématique. Ces deux duos donnent à voir une pléiade de rencontres, de corps-à-corps, d’émotions qui nous questionnent, entre altérité et fraternité.
DOS
Conception et chorégraphie Delgado Fuchs
Deux hommes aux corps dissonants entament un pas de deux plein de tendresse, de force physique et de drôlerie, jusqu’à devenir des inséparables dits « lovebirds ».
Les Delgado Fuchs figurent en bonne place dans la liste des performeurs et performeuses les plus joyeux, les plus inventifs, les plus décalés aussi. Doux rêveur, expérimentateur un peu psychédélique, amateur de looks clinquants, le duo composé de Nadine Fuchs et Marco Delgado a depuis une vingtaine d’années créé une ribambelle de performances toutes plus réjouissantes les unes que les autres. Avec DOS, le binôme se décale et devient un duo d’hommes. D’abord distants, leurs corps ne font bientôt plus qu’un, jusqu’à devenir inséparables. Entre Marco Delgado, plutôt danseur, et Valentin Pythoud, plutôt circassien, l’attraction humaine mène à une surprenante succession de danses décalées, avec des mains, des bras, des poitrines, des dos et des jambes qui se retrouvent bientôt collés les uns aux autres. Sensuel et fragile, le pas de « deux » qui fait référence à « un dos » en français et au chiffre « deux » en espagnol apporte une poésie immédiate à tous les corps, aussi imparfaits soient-ils.
Oxymore
Chorégraphie Maxime Cozic
Nous voici plongés dans l’univers mystérieux et nocturne d’une sortie de boîte de nuit. Deux hommes s’affrontent, à moins qu’ils ne s’aident ou qu’ils ne dansent ? Les corps et les mouvements se déploient, les corps s’étreignent entre lutte et fraternité.
Oxymore est la deuxième pièce du chorégraphe Maxime Cozic dont la technicité et les qualités de mouvement s’expriment au travers d’une danse alliant hip hop et contemporain. Il s’attache avec le danseur Sylvain Lepoivre à retracer les gestes qui échappent à notre conscience et l’ambiguïté qui se joue dans l’état d’ébriété. Le duo fonctionne comme en miroir, ne perdant jamais le contact à l’autre, allant de la fusion à la friction, de la lenteur du mouvement à la virtuosité du geste, de l’explosivité à la subtilité. Le point de départ de l’ivresse est un support d’invention offrant aux deux danseurs la possibilité d’exprimer toute leur palette d’interprète. Une exploration riche du mouvement dit « habité » portée par une ambiance musicale aux nappes électroniques !