Salle Jean Vilar
Tarif B
1h15
Dès 12 ans

De Delphine Horvilleur
Mise en scène Johanna Nizard et Arnaud Aldigé
Avec Johanna Nizard

« Deux hommes sont morts et en plus, c’étaient les mêmes » : quand l’écrivain Romain Gary se suicide en 1980, il tue aussi le double qu’il s’était inventé et en qui tout le monde croyait, Émile Ajar.

Delphine Horvilleur est rabbin, conteuse et ancienne journaliste. Elle imagine ici l’histoire d’Abraham Ajar, juif, musulman et chrétien, fils fictif d’Émile Ajar, lui- même écrivain inventé par le vrai romancier Romain Gary. Partant du principe que nous sommes d’abord les enfants des livres que nous avons lus, Delphine Horvilleur nous invite à faire un pas vers l’étranger qui est en nous.

Ce n’est pas un spectacle sur l’identité, mais un monologue contre l’identité, via celle d’un personnage indéfinissable qui revendique sa non-existence : lui, le fils fictif d’une vraie mystification littéraire, vous propose de vous définir autrement.

La presse en parle
  • « Mannequin, puis journaliste, et aujourd’hui écrivaine, Delphine Horvilleur avait tout pour devenir une sorte de hit girl lettrée. Mais, entre-temps, elle a rencontré la foi et est devenue rabbine, sans rien perdre de son mordant…»

  • « À travers un seul en scène brillant, la femme rabbine Delphine Horvilleur revisite l’oeuvre de Romain Gary, la Kabbale, les débats de l’époque. Elle rend hommage à la fiction. L’auteure nous pousse à nous réinventer sans cesse. Elle fait de même puisqu’on ne l’attendait pas là »

  • « L’écriture est une stratégie de survie. Seule la fiction de soi, la réinvention permanente de notre identité est capable de nous sauver. L’identité figée, celle de ceux qui ont fini de dire qui ils sont, est la mort de notre humanité. »

  • « Dans un temps d’obsession identitaire où tant de gens sont persuadés qu’il faut rester bien confortablement chez soi, dans son ethnie, ses croyances, son origine, etc., il raconte l’histoire opposée ! Cela nous invite à repenser nos mensonges identitaires. »

  • « Un texte fort, une interprétation magistrale : inspirées par Romain Gary, Delphine Horvilleur et Johanna Nizard créent leur propre entourloupe littéraire, incisive et hilarante. Sous-titrée « Monologue contre l’identité »,  la pièce interroge passionnément. »

  • « En permanence la comédienne Johanna Nizard, qui ne cesse de se métamorphoser à vue, tel un caméléon cher à Romain Gary, stupéfie. Non seulement elle porte le texte, mais elle donne le sentiment qu’on ne l’a jamais ouvert même si on vient de le lire »

Autour du spectacle

Théâtre de Suresnes

Nous vous proposons une rencontre avec Delphine Horvilleur, autrice de Il n’y a pas de Ajar, le mardi 8 novembre.

Entrée libre sur inscription.

Inscription

Rencontre

Nous vous proposons une rencontre avec Delphine Horvilleur, autrice de Il n’y a pas de Ajar, le mardi 8 novembre.

Entrée libre sur inscription.

Collaborateur artistique à la mise en scène Frédéric Arp
Conseiller dramaturgique Stéphane Habib
Scénographie et création lumière François Menou
Regard extérieur Audrey Bonnet
Création maquillage et perruque Cécile Kretschmar
Création costumes Marie-Frédérique Fillion
Création sonore Xavier Jacquot

Production En Votre Compagnie. Coproduction Théâtre Montansier / Versailles, Théâtre Romain Rolland de Villejuif, Les Plateaux Sauvages, Communauté d’Agglomération Mont-Saint-Michel / Normandie, Comédie de Picardie – Scène conventionnée pour le développement de la création théâtrale en région. Avec le soutien et l’accompagnement technique des Plateaux Sauvages, du 909. Avec le soutien du ministère de la Culture – DRAC Île-de-France, de l’ADAMI et le dispositif « ADAMI Déclencheur» et du Fonds SACD Théâtre. Texte publié aux Éditions Grasset.

 

Tandis que nous étouffons sous les assignations communautaires,
les obsessions identitaires, et tout ce qui nous enferme avec «les nôtres», il m’est soudain apparu qu’un homme détenait une clé pour nous faire penser. Cet homme s’appelle Ajar, à moins que cela ne soit pas son nom et qu’il n’ait jamais existé.
Il est l’homme qui n’est jamais «que » ce qu’il dit qu’il est.
Est-il l’auteur ou la victime d’une manipulation littéraire ? J’ai imaginé que cet homme/fiction littéraire avait donné naissance à un être qui nous parle  aujourd’hui, de politique et de religion , de la force de la littérature ou de la vulnérabilité de nos narcissismes.
Ajar nous rappelle une évidence: Nous sommes les enfants des livres que nous avons lus et des histoires qu’on nous a racontées, bien plus que de nos identités d’origine.
Voici le monologue d’un homme qui a lieu dans ma tête ou dans la vôtre, et nous dit qu’on n’est pas « que nous ».