Salle Jean Vilar
Tarif A
2h05
Dès 10 ans

D’après l’opéra de Henry Purcell et d’autres matériaux
Mise en scène Samuel Achache et Jeanne Candel
Direction musicale Florent Hubert

Chaussures de ski, lustre à pampilles, tapis rouge et plante verte : le désordre de ce bric-à-brac lyrique fabriqué à partir de Didon et Énée de Purcell est peut-être plus trompeur qu’il n’y paraît.

On dit du crocodile que ses larmes sont hypocrites : Didon, elle, meurt littéralement de chagrin au départ d’Énée. De l’amour parfait à la mort incompréhensible, Le Crocodile trompeur est la chronique d’un détraquement : détraquement de la passion mais aussi de la représentation et de la partition, infiltrée d’éléments étrangers suivant la technique du contre-point. C’est un opéra fabriqué à partir de matériaux non lyriques, joué par des musiciens pas classiques et des chanteurs qui sont en fait des acteurs.

Depuis sa création, ce bricolage revendiqué, Molière 2014 du meilleur spectacle de théâtre musical, émeut autant qu’il fait rire les connaisseurs comme les personnes découvrant l’opéra.

 

La presse en parle
  • « Cette pièce à l’esprit débridé bouscule toutes les frontières, celles qui cantonnent habituellement chaque discipline à sa case, mais aussi celles du raisonnable et de l’exubérance, ouvrant de vastes aires de jeu à un imaginaire sans limite. »

  • « Point n’est besoin d’être un féru d’opéra baroque ni un spécialiste de Purcell pour embarquer avec cette formidable équipe de musiciens-acteurs-chanteurs qui savent tout faire, se donnent sans compter et livrent une version échevelée du Didon et Énée qu’ils entrelardent de jazz et de moments farcesques, sans en altérer la beauté… bien au contraire ! »

  • « Quelle virtuosité dans  la bricole ! Pour revisiter le Didon et Enée de Henri Purcell ils empruntent de tous cotés (de Shakespeare à Virgile) et signent un drôle de spectacle, jeu de chamboule-tout réjouissant qui n’oublie pas pour autant la beauté de la partition. »

Avec Matthieu Bloch, Judith Chemla, Vladislav Galard, Florent Hubert, Clément Janinet (en alternance), Olivier Laisney, Léo-Antonin Lutinier, Thibault Perriard, Jan Peters, Jeanne Sicre, Marie Salvat (en alternance), Marion Sicre, Lawrence Williams, Arrangement musical collectif

Direction chorale Jeanne Sicre
Scénographie Lisa Navarro
Lumières Vyara Stefanova (création 2013), César Godefroy (création 2021)
Costumes Pauline Kieffer
Construction des décors François Gauthier-Lafaye, Didier Raymond, Pierre-Guilhem Costes

 

 

Production (reprise 2021) compagnie la vie brève, Théâtre de l’Aquarium. Production (création 2013) C.I.C.T., Théâtre des Bouffes du Nord. Coproduction Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, la vie brève, Comédie de Valence – Centre dramatique national Drôme-Ardèche, MC2: Grenoble, Le Radiant-Bellevue / Caluire-et-Cuire, Théâtre de Caen, Théâtre Forum Meyrin / Genève. Avec le soutien du Théâtre de la Cité Internationale. Avec l’aide à la production et à la diffusion d’Arcadi Île-de-France, de la SPEDIDAM, de la DRAC Île-de-France et de la Région Île-de-France. Spectacle créé le 8 janvier 2013 à La Comédie de Valence, reprise du 15 juin au 4 juillet au Théâtre de l’Aquarium.

Samuel Achache
Samuel Achache se forme au Conservatoire du Ve arrondissement avec Bruno Wacrenier puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique. En 2013, il co-met en scène avec Jeanne Candel Le Crocodile trompeur /Didon et Énée, théâtre-opéra d’après Henry Purcell, récompensé du Molière du spectacle musical, qui sera repris en 2021 pour le festival BRUIT au Théâtre de l’Aquarium. En 2015, il met en scène Fugue, présenté au Festival d’Avignon. Il renouvelle sa collaboration avec Jeanne Candel pour Orfeo /Je suis mort en Arcadi ainsi que pour La Chute de la maison avec le Festival d’Automne. En 2018, il crée Chewing gum Silence avec Antonin Tri Hoang avec le Festival d’Automne, Songs avec l’Ensemble Correspondance – Sébastien Daucé. De 2019 à 2020, il codirige le Théâtre de l’Aquarium avec la vie brève. En 2020, il met en scène au Théâtre de l’Aquarium Original d’après une copie perdue conçu avec Marion Bois et Antonin Tri Hoang. En 2021, il quitte le Théâtre de l’Aquarium et la vie brève et crée sa propre compagnie La Sourde pour poursuivre son travail autour du théâtre et de la musique.

Jeanne Candel
Après des études de lettres modernes, elle entre au CNSAD où elle travaille, entre autres, avec Andrzej Seweryn, Joël Jouanneau, Muriel Mayette et Arpàd Schilling. De 2006 à 2011, elle travaille régulièrement avec Arpàd Schilling en Hongrie et en France dans différents laboratoires. C’est dans cet esprit de recherche qu’elle crée en 2009 la compagnie la vie brève. Avec sa bande d’acteurs et de créateurs, elle met en scène : Robert Plankett (Artdanthé, 2010) ; Le Crocodile trompeur / Didon et Énée, co-mis en scène avec Samuel Achache, d’après l’opéra de Henry Purcell et d’autres matériaux (Théâtre des Bouffes du Nord, 2013) ; Le Goût du faux et autres chansons (festival d’Automne, 2014) ; Orfeo, co-mis en scène avec Samuel Achache, d’après Monteverdi (comédie de Valence, janvier 2017) ; Demi-Véronique, ballet théâtral d’après la cinquième symphonie de Gustav Mahler co-créé et joué avec Caroline Darchen et Lionel Dray (Comédie de Valence, février 2018) ; Tarquin, drame lyrique composé par Florent Hubert sur un livret de Aram Kebabjian (Créé au Nouveau théâtre de Montreuil – CDN, septembre 2019). En février 2006, elle est invitée à mettre en scène Brùndibar de Hans Krasa à l’Opéra de Lyon. En pleine crise sanitaire, elle met en scène Hippolyte et Aricie de Jean-Philippe Rameau, sous la direction musicale de Raphaël Pichon avec l’ensemble Pygmalion (Opéra Comique, novembre 2020) ; Le viol de Lucrèce de Benjamin Britten, sous la direction de Léo Warynski (Opéra de Paris / Théâtre des Bouffes du Nord, mai 2021). Elle se passionne pour les créations in situ, dont le moteur de création repose sur le fait d’extirper des récits, des histoires inconscientes à partir de lieux préexistants. Créations in situ : Nous brûlons, une histoire cubiste, spectacle itinérant dans les recoins du village de Villeréal (juillet 2010) ; Some kind of monster, une création sur un terrain de tennis (Villeréal 2012). Depuis juillet 2019, elle co-dirige avec Marion Bois et Élaine Méric le Théâtre de l’Aquarium, lieu de création dédié à l’enchevêtrement du théâtre et de la musique. Les 3, 4 et 5 septembre 2021, elle réalisera une création in situ au Théâtre de l’Aquarium.

Florent Hubert
Des études d’écriture, d’orchestration et de musicologie ont complété sa formation de musicien de jazz. Suite à sa rencontre avec Jeanne Candel et Samuel Achache, il devient directeur musical et comédien dans Le Crocodile trompeur, libre adaptation de Didon et Énée de Purcell.
Il participe ensuite à de nombreuses créations au sein de la compagnie la vie brève : Le goût du faux et autres chansons en 2015, Fugue créé au cloître des Célestins à Avignon en 2015, Orfeo / Je suis mort en Arcadie en 2017 au Bouffes du Nord, en 2019 au Nouveau théâtre de Montreuil Tarquin dont il a composé la musique. Avec Judith Chemla et Benjamin Lazare, il a été à la conception Traviata / vous méritez un avenir meilleur, spectacle créé en 2016 aux Bouffes du Nord. Il vient de terminer avec Richard Brunel une adaptation de Pelléas et Mélisande pour l’opéra de Lyon et prépare un prochain spectacle autour des lieder de Schumann avec Samuel Achache.