Salle Jean Vilar
Tarif A
2h
Dès 14 ans

De Federico García Lorca
Mise en scène Yves Beaunesne

« Naître femme est le pire des châtiments. » Dans une Espagne d’un autre siècle, trois générations de femmes se retrouvent enfermées entre quatre murs par la volonté d’une seule. À travers cette pièce majeure du poète andalou Federico García Lorca, le metteur en scène Yves Beaunesne dévoile une tragédie intime sur la tyrannie du désir.

Un petit village andalou, dans les années 1930. Lorsque son second mari meurt, Bernarda Alba ordonne à sa mère et à ses cinq filles célibataires d’observer un deuil de huit ans, dans le plus pur respect de la tradition andalouse. Seule Angustias, l’aînée, est fiancée à Pepe le Romano, dont Adela, la cadette, est éperdument amoureuse. Autour de ce jeune homme, objet d’une convoitise interdite, se dessine la violence d’un microcosme verrouillé sur lui-même, que la passion fait exploser de l’intérieur.

« Les situations sans solution sont résolues par les enfants, les amoureux et les fous. » avance Yves Beaunesne. Et pour cause ! Au son de bouleversants chants populaires espagnols, c’est de la plus jeune des filles que surgit un souffle de vie irrépressible, doublé d’un refus de se laisser enterrer vivante. Un message, qui, à l’heure où la voix des femmes se fait entendre aux quatre coins du monde, n’a jamais été aussi porteur d’espoir !

Dans ce huis clos bouleversant en trois actes, Federico García Lorca dénonce le poids des traditions qui gangrènent la société espagnole en ce début de XXème siècle. Écrite en prison, La Maison de Bernarda Alba est l’une des rares pièces du répertoire européen dont les personnages sont exclusivement féminins, ici interprétés par une distribution d’actrices exceptionnelles. Dernier volet d’une trilogie rurale précédé de Noces de sang (1933) et Yerma (1935), ce drame sera longtemps censuré par le pouvoir franquiste avant de pouvoir être montré en Espagne, près de 30 ans après l’exécution de son auteur.

Autour du spectacle

Avec le MUS
Le Théâtre de Suresnes et le Musée d’histoire urbaine et sociale (MUS) vous proposent un parcours qui mêle visite de l'exposition temporaire du MUS suivie du spectacle La Maison de Bernarda Alba. Parcours réservé en priorité aux porteurs de billets pour le spectacle. Réservation de la visite auprès du MUS, au 01 41 18 37 37. 

Parcours visiteur / spectateur

Avec le MUS
Le Théâtre de Suresnes et le Musée d’histoire urbaine et sociale (MUS) vous proposent un parcours qui mêle visite de l'exposition temporaire du MUS suivie du spectacle La Maison de Bernarda Alba. Parcours réservé en priorité aux porteurs de billets pour le spectacle. Réservation de la visite auprès du MUS, au 01 41 18 37 37. 

Avec Myriam Boyer Bernarda, Johanna Bonnet Angustias, Manika Auxire Magdalena, Alexiane Torres Amelia, Milena Csergo Martirio, Fabienne Lucchetti Poncia, Catherine Salviat Maria Josefa, La Servante et Prudencia, Lina El Arabi Adela

Avec Eglantine Latil violoncelle

Traduction française Marion Bernède
Assistanat à la mise en scène Pauline Buffet
Stagiaires à la mise en scène Antoine Gardent, Laure Dezael
Scénographie Damien Caille-Perret

Création lumières Joël Hourbeigt
Costumes Jean-Daniel Vuillermoz
Création musicale Camille Rocailleux
Coiffures et maquillages David Carvalho Nunes
Travail chorégraphique Rosabel Huguet

Metteur en scène, directeur de la Comédie Poitou-Charentes, Centre dramatique national. Après une agrégation de droit et de lettres, Yves Beaunesne se forme à l’INSAS de Bruxelles et au CNSAD de Paris. Il signe, en 1995, sa première mise en scène, Un Mois à la campagne de Tourgueniev, spectacle qui a obtenu le Prix Georges Lerminier décerné par le Syndicat de la critique dramatique.

Il a mis en scène entre autres L’Éveil du printemps de Wedekind et La Fausse Suivante de Marivaux au Théâtre de la Ville à Paris, Yvonne, Princesse de Bourgogne de Gombrowicz, La Princesse Maleine de Maeterlinck, Oncle Vania de Tchékhov et L’Échange de Claudel au Théâtre National de la Colline, Le Partage de midi de Claudel et On ne badine pas avec l’amour de Musset à la Comédie-Française, ainsi que Conversation chez les Stein sur Monsieur de Goethe absent de Peter Hacks, Dommage qu’elle soit une putain de John Ford, Le Canard sauvage d’Henrik Ibsen, Lorenzaccio de Musset, Le Récit de la servante Zerline de Hermann Broch, Pionniers à Ingolstadt de Marieluise Fleisser, L’Intervention de Victor Hugo, Roméo et Juliette de Shakespeare, qui a inauguré le Théâtre de Liège, le 6e épisode de Camiski ou l’esprit du sexe de Pauline Sales et Fabrice Melquiot, Lettres à Elise de Jean-François Viot, L’Annonce faite à Marie de Claudel, aux Bouffes du Nord. Il a créé Intrigue et amour de Schiller pour les 120 ans du Théâtre du Peuple à Bussang en 2015, et Le Cid de Corneille en novembre 2016 au Théâtre d’Angoulême. Il a présenté en février 2018 Ella d’Herbert Achternbusch à La Coursive, Scène Nationale de la Rochelle, a créé Le Prince travesti de Marivaux début novembre 2018 à la Scène nationale d’Angoulême. Ruy Blas de Victor Hugo créé aux Fêtes Nocturnes du Château de Grignan est en tournée la saison 2019/2020.

A l’opéra, il met en scène Werther de Massenet et Rigoletto de Verdi à l’Opéra de Lille, Così fan tutte de Mozart à l’Opéra de Versailles, Orphée aux enfers de Offenbach au Festival d’Aix-en-Provence, Carmen de Bizet à l’Opéra Bastille.

Il a été en 2002 nommé directeur-fondateur de la Manufacture – Haute École de Théâtre de la Suisse romande. Il dirige depuis 2011 la Comédie Poitou-Charentes, centre dramatique national.

Production La Comédie Poitou-Cha­rentes – Centre dramatique national, soutenu par la DRAC Nouvelle-Aqui­taine, la région Nouvelle-Aquitaine et la ville de Poitiers.
Coproductions Théâtre Montansier / Versailles, le Théâtre des Quartiers d’Ivry – Centre dramatique du Val-de-Marne et avec le soutien du Jeune Théâtre National.