Salle Jean Vilar
Tarif B
1h40
Dès 13 ans

Mise en scène Philippe Lanton
Collaboration artistique à la mise en scène et adaptation Olivier Cruveiller

« On ne prête qu’aux riches », dit une fameuse expression — qui aurait déjà eu droit de cité en Grèce antique ! En s’inspirant des écrits du poète comique Aristophane, Philippe Lanton met en scène une farce redoutable de modernité, dénonçant les inégalités criantes de nos sociétés contemporaines.

Ploutos, dieu grec de la richesse et de l’abondance, injustement méconnu, avait été rendu aveugle par Zeus en personne. Une punition divine qui profitait aux riches, jusqu’à ce qu’un citoyen bien intentionné ne cherche à corriger cette injustice. C’est alors que la Pauvreté  s’en mêle. Car dans un monde devenu équitable, à qui confierait-on les tâches les plus ingrates ? Entre conflits d’intérêts et déchéance des privilégiés, un débat captivant sur le règne de la ploutocratie, ce « pouvoir aux nantis » que dénonçait déjà Aristophane… en 388 avant Jésus-Christ !

Chrémyle :
❝Oh ! par Zeus ; mais tout le monde dit
que rien n’est plus poltron que la richesse.❞

La presse en parle
  • « Dans son adaptation du texte d’Aristophane (écrit en 388 avant JC) Olivier Cruveiller a certes un peu actualisé l’affaire, tout en conservant l’immense farce du propos, lequel à la lumière du XXIe siècle brille toujours autant qu’un lingot. »
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  • « Adaptée par Olivier Cruveiller et mise en scène par Philippe Lanton, la pièce Ploutos, l’argent Dieu, est formidablement réjouissante. C’est Aristophane qui sert de trame au récit, mais il s’agit d’une interprétation libre, joyeuse, intelligente, qui se dégage du texte, parfois même qui l’oublie pour faire des digressions surprenantes ou inattendues, mais ensuite qui y revient, et qui donne de la force et surtout qui souligne l’actualité de l’allégorie du poète. »
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  • « La pièce n’a rien perdu de son humour, de son insolence et de sa trivialité, dans une ellipse de temps, les mots d’hier nous racontent le monde d’aujourd’hui. »
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Avec Natalie Akoun La Pauvreté, la Grande Prêtresse, La femme de Chrémyle, Evelyne Pelletier Femme de Carion, Vieille Dame, Yves Buchin Hermès, Blepsidème, honnête homme, Olivier Cruveiller le Maitre Chrémyle, Mathias Jung Coryphée, Sycophante, Christian Pageault Ploutos, Nicolas Struve l’esclave Carion

Assistante mise en scène Virginie Incagnoli 
Travail chorégraphique Olivier Renouf
Conception sonore Thomas Carpentier
Scénographie Valérie Perrottet, Thomas Chevallier, Philippe Lanton
Création Lumières Christelle Toussine, Philippe Lanton
Costumes Sabine Siégwalt

Ploutos, dans la mythologie grecque, désignait le dieu de la richesse et de l’abondance. Zeus, pour éviter que Ploutos devienne le bienfaiteur des hommes et menace ainsi son pouvoir, a décidé de le rendre aveugle. Les biens distribués par Ploutos vont, en conséquence, essentiellement vers les nantis, les malins, les malhonnêtes. Mais sur le bon conseil de l’oracle d’Apollon, un honnête citoyen d’Athènes, Chrémyle, propose à Ploutos de l’aider à recouvrer la vue contre la promesse qu’il s’en servira à bon escient pour enrichir les plus nécessiteux et les plus honnêtes des citoyens. Or, avant même qu’Esculape ne rende la vue à Ploutos, surgit la « Pauvreté ». Elle vient alerter Chrémyle et son esclave Carion de leur immense erreur. Elle leur prédit la déstabilisation du système politique, économique et social jusqu’à l’effondrement de la société.

Un débat polémique et dialectique se met alors en place entre les trois personnages.

En effet que se passera-t-il s’il n’y plus personne pour accomplir les tâches ingrates, pénibles, pour travailler dur et gagner peu ? Et puis à quoi bon travailler pour s’enrichir, puisque la richesse sera donnée d’office ? Comment alors évaluer sa légitimité ? Chrémyle et Carion ne renoncent pas et permettent à Ploutos de recouvrer la vue grâce à l’intervention d’Esculape. La société semble alors trouver une nouvelle harmonie. Les citoyens honnêtes bénéficient enfin à leur tour des bienfaits de Ploutos, tandis que ceux qui profitaient confortablement du système précédent perdent statut et travail et du coup s’en plaignent. On voit alors défiler un sycophante (délateur au service de l’état) qui n’a plus rien à dénoncer, une vieille femme riche abandonnée par le jeune-homme qu’elle entretenait, jusqu’au dieu Hermès lui-même qui faute d’offrandes se voit obligé de quémander un travail à Chrémyle, enfin la grande prêtresse de Zeus qui décide d’abandonner sa fonction de guide spirituel du peuple puisque Zeus a déserté et ne lui rapporte plus rien.

« Mais la foudre de Zeus va tout balayer. On retrouve PLOUTOS seul parlant d’un monde inconnu. Peut-être aujourd’hui ? Un monde où règne le pouvoir absolu des algorithmes et de l’argent virtuel, mais ça, Aristophane ne pouvait pas le savoir… »

Philippe Lanton

Production Le Cartel et CAP*- la fabrique coopérative artistique de production (conventionnée par le Conseil général de Seine-Saint-Denis et la Région Ile-de-France, et subventionnée par la Ville de Montreuil).
Coproduction Théâtre de Suresnes Jean Vilar et Ville de Montreuil.