PLATEAU PARTAGÉ
Parce que la danse va bien au-delà du langage, elle matérialise des émotions indicibles et crée un espace-temps suspendu entre rêve et réalité. Ce plateau partagé explore ces instants sensibles entre éphémère et éternité, à la fois mystérieux et plein de grâce.
Kaïros
Chorégraphie et interprétation Nathalie Fauquette et Hugo Ciona
Dans un élan plein de complicité et de délicatesse, Nathalie Fauquette et Hugo Ciona tissent un duo à la poésie infinie, bercé par de douces lumières d’une grande sérénité.
Dans la Grèce antique, le Kaïros est cet instant plein de promesses, qui ne se prévoit pas, ne s’installe pas. Si on ne le saisit pas instantanément, on prend le risque de le laisser filer et le voir disparaître définitivement. Ce « pas de deux » est né de l’opportunité saisie par Nathalie Fauquette et Hugo Ciona, deux danseurs qui se sont rencontrés et dansent encore dans les pièces de Mourad Merzouki, d’explorer ces moments de grâce et d’abandon des corps l’un à l’autre. Dans ce duo en suspension, le temps s’offre à nous comme un trésor.
Cette pièce est l’aboutissement de l’étape de travail présentée lors de la 31e édition du Festival en janvier 2023.
Ô mon frère !
Chorégraphie Christian et François Ben Aïm
Inspirés par les émouvantes photographies en noir et blanc de Joseph Koudelka, Christian et François Ben Aïm signent une pièce dansée épurée et poétique : trois corps en scène pour dessiner les contours de la fraternité.
À l’origine, il y a une photographie. Trois hommes sont agenouillés au sol, vêtus d’un même costume noir. Ils sont adossés sur une canne, leur corps est solide, les années se lisent sur leur visage. Ils semblent former un chœur sans regarder dans la même direction. Ensemble mais seuls, identiques mais singuliers. Qu’attendent-ils ? Regardent-ils le ciel ou dans le vide ? Par quoi sont-ils liés les uns aux autres ? Ce cliché signé par le photographe tchèque Josef Koudelka est le point de départ de la pièce dansée Ô mon frère !. Sur le plateau, Christian et François Ben Aïm sont accompagnés d’un troisième danseur, Rémi Leblanc-Messager, pour conter des corps traversés par le temps, la vie, l’exil. La musique de Leonard Cohen nourrit les gestes des interprètes aussi mélancoliques que profondément humains.