Chorégraphie Ousmane Sy
Les représentations de One shot ne pourront, hélas, pas avoir lieu en public étant donné que le gouvernement n’a pas permis la réouverture des lieux culturels. Cependant, après le décès soudain de son chorégraphe, Ousmane Sy, le 27 décembre dernier, les danseuses, sa compagnie et le Festival ont souhaité maintenir la captation du spectacle et, grâce au soutien de France Télévisions, vous offrir une représentation en direct dimanche 10 janvier à 17h sur le site de france.tv.
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« On n’aura jamais eu autant besoin de danser ! » De ce cri du cœur, lancé en pleine période de confinement au printemps, Ousmane Sy dit « Baba » avait fait le manifeste de One shot sa nouvelle création. Le chorégraphe, à qui Olivier Meyer avait confié l’ouverture de Suresnes cités danse, plaçait ainsi le lancement de la 29ème édition du Festival sous le signe du besoin vital, irrépressible et heureux de danser. Baba s’est éteint brusquement dans la nuit du 26 au 27 décembre. C’est donc en hommage à ce chorégraphe talentueux, généreux et bienveillant qu’est créé le spectacle.
One shot est une création exclusive et 100% féminine dans le prolongement de la dernière pièce d’Ousmane Sy, Queen Blood. Des « femmes puissantes » se partagent la scène, affirmant haut et fort leur singularité créative et leur gestuelle originale nourries d’influences multiples, sur un mix musical de house dance et d’afrobeat. Autour d’un « corps de ballet » constitué des danseuses de sa compagnie Paradox-sal, Baba a invité notamment Linda Hayford, membre comme lui du collectif FAIR[E] à la tête depuis 2019 du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne. Entre figures d’ensemble et solos expressifs, One shot s’épanouit dans le plaisir de la confrontation des styles. La distribution initiale comptait huit danseuses, elles sont finalement treize pour témoigner leur attachement au chorégraphe disparu et lui rendre hommage notamment à travers le dernier tableau du spectacle, spécialement imaginé pour lui.
Pour Baba, être invité à Suresnes cités danse, c’était « revenir à la maison ». C’est en effet sur le plateau Jean Vilar que le hip hopeur a fait, en 1999, ses premiers pas professionnels, dans l’inoubliable Macadam, Macadam de Blanca Li. Ce « spectacle incroyable avec plus de 100 dates et deux ans de tournée » a marqué tout son parcours. Lui qui n’aurait jamais imaginé alors être invité deux décennies plus tard à ouvrir le Festival, était heureux et fier de cette opportunité. « Ce sera quelque chose qui me ressemble », promettait-il.