Distribution
Avec les danseurs Valentin Loval, Jean Boog, Alice Bounmy, Alice Catanzaro, Camille Dewaele et Laurent Kong a Siou, la circassienne et danseuse Clara Serayet, la voix de Philippe Leuridan et les musiciens Antoine Hervé piano, Malik Berki Scratch/machines
Création lumières Annie Leuridan
Note d’intention
J’ai toujours été fasciné par les conséquences de rencontres impossibles ou pour le moins improbables entre des univers différents. Que ce soit dans le monde social ou dans celui de la création artistique, la mise en présence la rencontre, le télescopage le plus souvent, d’êtres, de musiques et de danses développés au sein d’espaces socio-temporels différenciés ont souvent été à l’origine de l’écriture de mes spectacles.
Ainsi avec Stravinsky Remix, en confrontant des styles et des univers artistiques, par leur entremêlement et leur frottement, j’ai pu un peu plus creuser la question du devenir de l’écriture de la danse hip hop, sans l’enfermer dans une direction mais au contraire en en explorant les développements inattendus, sous tendus et autorisés par des rencontres multiples et démultipliés dans le temps.
Le travail que j’entreprends avec L’ONL autour de l’œuvre de Beethoven, s’inscrit en continuité avec mes recherches antérieures.
Il y a d’abord ma rencontre avec Beethoven par le biais d’Orange Mécanique de Stanley Kubrick dans lequel on retrouve la 9ème symphonie (2ème mouvement) et l’Ode à la joie (dernier mouvement) mais également le film Ludwing Von B (1994).
Il se trouve que l’Ode à la joie est l’hymne de l’Union Européenne basé sur des valeurs de fraternité et d’unité dans la diversité. A l’heure où tout le monde s’interroge sur son appartenance ou non à l’Europe, il me semble intéressant de mettre en perspective ces questionnements par un dialogue multiple entre la danse et la musique.
Aujourd’hui, les disciplines artistiques s’entrecroisent et créent des passerelles avec d’autres registres initialement éloignés. Ainsi dans une perspective similaire à celle déployée dans mon spectacle Soul dragon, créé en 2004 avec l’Opéra de Shanghai, je désire par un travail avec une circassienne, sur les hauteurs, les volumes, sur la légèreté, faire éclore une poésie visuelle et gestuelle.
Avec ce projet autour de Beethoven, j’entends poursuivre mon cycle autour des relations musique et danse. Ici je propose une danse tellurique et explosive qui convoque la musique pour, au choix, évoluer dans une scénographie sonore, créer des variations autour de thèmes musicaux ou encore s’affirmer en contre-point ou de manière autonome par rapport à la musique.
Pour la musique en compagnie de Malik Berki, nous solliciterons l’univers musical électro, pour faire émerger de nouveaux timbres musicaux. Je désire également travailler avec un percussionniste pour ajouter une composante rythmique qui multiplie les voies d’accès à l’œuvre de Beethoven pour le plus grand nombre et ainsi me permettre de composer la danse de manière inédite.
Je souhaite y associer, enfin, un compositeur et pianiste en la personne d’Antoine Hervé pour analyser certaines œuvres, accompagner les choix musicaux, créer des arrangements ainsi qu’une transcription de certaines partitions et enfin réaliser une adaptation pour orchestre symphonique. Il s’agit d’élaborer une pièce musicale à partir d’extraits d’œuvres ou de thèmes puis de les adapter pour la forme quatuor et orchestre symphonique tout en évitant la forme zapping.
Farid Berki
Production
Soutiens Espace culturel Allende / Mons-en-Baroeul, Espace Culturel Jean Ferrat d’Avion, Maison Folie Beaulieu de Lomme, la ville de Lille (Le GrandSud, Maison Folie Wazemmes). La Compagnie Melting Spot est financée par la DRAC Hauts de France, la Région Hauts-de-France, La Ville de Lille, le Département du Nord, Théâtre de Suresnes Jean Vilar.
Coproduction Orchestre national de Lille.