Salle Jean Vilar
Tarif A+
1h20
Dès 8 ans

Chorégraphie Angelin Preljocaj

Elle est invisible, impalpable et imma­nente. Qui ? La gravité bien sûr, cette force essentielle que le chorégraphe Angelin Preljocaj questionne avec brio dans son ballet pour treize danseurs.

Depuis trente ans, Angelin Preljocaj alterne pièces de recherche pure et ballets narratifs. Le chorégraphe note qu’elles sont toutes traversées, « de façon intuitive, par les notions de poids, d’espace, de vitesse et de masse ». Dans Gravité, cette loi universelle qui a tant fasciné Newton ou Einstein devient le fil conducteur de son spectacle. Comment s’en étonner alors que la gravité est pour tout danseur un ami et un enne­mi ?

Jouant avec la pesanteur, les treize interprètes explorent le mouvement dans un ballet millimétré, saisissant et graphique. Sur un plateau épuré bai­gné d’une lumière poétique, les corps s’attirent et se repoussent. Ils s’envolent et s’ancrent dans le sol, au son de musiques éclectiques, allant de Bach à Daft Punk.

Dessinant une écriture au croisement du classique et du contemporain, Angelin Preljocaj signe un spectacle virtuose qui touche à la grâce.

 

La presse en parle
  • Avec Gravité, Angelin Preljocaj s’affranchit de la pesanteur. Les danseurs se libèrent du poids de leur corps, cherchant les chemins vers la légèreté : une quête qu’ils suivront tout au long de la pièce. C’est une évidence sur scène : les treize magnifiques danseurs embarqués dans l’aventure ont relevé le défi avec fougue. Cette alliance trouve son apothéose à la fin, quand, sans crier gare, Preljocaj nous offre son Boléro de Ravel. Belle surprise. Un unisson calme et puissant des interprètes ensemble qui s’ouvre et se ferme, comme un cœur palpitant.

  • Le chorégraphe star de la scène française s’est débarrassé des excès de scénographie pour retrouver le mouvement à l’état pur avec Gravité. Une succession de vignettes dansées magnifiquement servies par une troupe au diapason de l’inspiration d’Angelin Preljocaj. La variété des choix musicaux, de Bach à Daft Punk, enchante : lorsque le créateur rencontre la partition tout en percussions de Iannis Xenakis, le plaisir redouble. Les seules lumières d’Eric Soyer suffisent à habiller la scène. En cherchant à défier la pesanteur, Angelin Preljocaj retrouve une certaine légèreté. La salle, debout, lui fera un juste triomphe.

  • Gravité est une pièce somptueuse, dʼune construction parfaite qui met en lumière le talent des danseurs du Ballet Preljocaj.

  • Angelin Preljocaj, maître de l’espace. Gravité propose une étude de style rondement menée.

  • La cérémonie douce de Preljocaj. Avec sa pièce Gravité, le chorégraphe trouve une nouvelle grâce. Contrer la gravité pour se lever et danser avant de rejoindre de nouveau le sol : c’est aussi l’histoire très humaine que raconte le spectacle.

Autour du spectacle

Danser sa peine
En partenariat avec Le Capitole
Cinéma Le Capitole
1h15

En écho à la programmation du spectacle Gravité d'Angelin Preljocaj, découvrez le documentaire Danser sa peine de Valérie Müller, grand prix Fipadoc national 2020.

Elles s’appellent Sylvie, Lital, Sophia, Annie et ,Malika… elles n’ont jamais dansé et sont incarcérées à la prison des Baumettes à Marseille dans le quartier des longues peines. Pendant 4 mois , 2 fois par semaine elles vont suivre l’atelier du célèbre chorégraphe Angelin Preljocaj et ce film raconte l’histoire de ce projet fou, bouleversant, audacieux entraîner et faire danser les détenues qui se produiront « hors les murs «  sur une grande scène prestigieuse .. celle du pavillon noir à Aix et à Montpellier au festival international de la danse.. Ce documentaire de Valérie Müller : un autre regard sur la prison, sur l’enfermement des corps et sur le processus de création.

La séance sera présentée par Valérie Müller et suivie d'une rencontre avec la réalisatrice.

Séance Carte Blanche

En partenariat avec Le Capitole

En écho à la programmation du spectacle Gravité d'Angelin Preljocaj, découvrez le documentaire Danser sa peine de Valérie Müller, grand prix Fipadoc national 2020.

Elles s’appellent Sylvie, Lital, Sophia, Annie et ,Malika… elles n’ont jamais dansé et sont incarcérées à la prison des Baumettes à Marseille dans le quartier des longues peines. Pendant 4 mois , 2 fois par semaine elles vont suivre l’atelier du célèbre chorégraphe Angelin Preljocaj et ce film raconte l’histoire de ce projet fou, bouleversant, audacieux entraîner et faire danser les détenues qui se produiront « hors les murs «  sur une grande scène prestigieuse .. celle du pavillon noir à Aix et à Montpellier au festival international de la danse.. Ce documentaire de Valérie Müller : un autre regard sur la prison, sur l’enfermement des corps et sur le processus de création.

La séance sera présentée par Valérie Müller et suivie d'une rencontre avec la réalisatrice.

Avec Angela Alcantara Miranda, Alice Comelli, Margaux Coucharriere, Matt Emig, Florette Jager, Erwan Jean-Pouvreau, Tommaso Marchignoli, Victor Martinez Caliz, Zoe Mcneil, Emma Perez Sequeda, Redi Shtylla, Cecilia Torres Morillo, Lin Yu Hua

Musiques Maurice Ravel, Johann Sebastian Bach, Iannis Xenakis, Dimitri Chostakovitch, Daft Punk, Philip Glass, 79D
Costumes Igor Chapurin
Lumières Éric Soyer
Assistant, adjoint à la direction artistique Youri Aharon Van den Bosch
Assistante répétitrice Cécile Médour
Choréologue Dany Lévêque

Direction technique Luc Corazza
Régie générale / son Mathieu Viallon
Régie lumières Jean-Bas Nehr
Régie plateau Mohamed Benrahou
Costumière Marie Pasteau

 

Production Ballet Preljocaj. Coproduction Chaillot – Théâtre national de la Danse / Paris, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Biennale de la danse de Lyon 2018, Grand Théâtre de Provence, Scène Nationale d’Albi, Theater Freiburg (Allemagne), Résidence de création Grand Théâtre de Provence, spectacle créé en 2018. Le Ballet Preljocaj – Centre chorégraphique national est subventionné par le Ministère de la Culture – DRAC PACA, la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Département des Bouches-du-Rhône, la Métropole Aix-Marseille Provence / Territoire du Pays d’Aix et la Ville d’Aix-en-Provence. Il bénéficie du soutien du Groupe Partouche – Casino Municipal d’Aix-Thermal, des particuliers et entreprises mécènes ainsi que des partenaires.

Angelin Preljocaj, chorégraphe

Né en France de parents albanais, Angelin Preljocaj débute des études de danse classique avant de se tourner vers la danse contemporaine auprès de Karin Waehner.

En 1980, il part pour New York afin de travailler avec Zena Rommett et Merce Cunningham, puis continue ses études en France auprès de la chorégraphe américaine Viola Farber et du français Quentin Rouillier.

Il rejoint ensuite Dominique Bagouet jusqu’à la création de sa propre compagnie en 1985. Il a chorégraphié depuis 52 pièces, du solo aux grandes formes.

Angelin Preljocaj s’associe régulièrement à d’autres artistes dans des domaines divers tels que la musique (Goran Vejvoda, Air, Laurent Garnier, Granular Synthesis, Karlheinz Stockhausen), les arts plastiques (Claude Lévêque, Subodh Gupta, Adel Abdessemed), le design (Constance Guisset), la mode (Jean Paul Gaultier, Azzedine Alaïa), le dessin (Enki Bilal) et la littérature (Pascal Quignard, Laurent Mauvignier)…

Ses créations tournent dans le monde entier (environ 110 dates par an) et sont reprises au répertoire de nombreuses compagnies, dont il reçoit également des commandes, c’est le cas notamment de La Scala de Milan, du New York City Ballet et du Ballet de l’Opéra national de Paris.

Il a réalisé des courts-métrages (Le postier, Idées noires en 1991) et plusieurs films, notamment Un trait d’union et Annonciation (1992 et 2003) pour lesquels il a reçu, entre autres, le « Grand Prix du Film d’Art » en 2003, le « Premier prix Vidéo-danse » en 1992 et celui du Festival de Vidéo de Prague en 1993. En 2009, il réalise le film Blanche Neige et en 2011 il signe, pour Air France, le film publicitaire L’Envol, qui reprend la chorégraphie du Parc. En 2016, il chorégraphie et réalise un nouveau film publicitaire, celui du parfum Galop d’Hermès.

Il a également collaboré à plusieurs réalisations cinématographiques mettant en scène ses chorégraphies : Les Raboteurs avec Cyril Collard d’après l’œuvre de Gustave Caillebotte en 1988, Pavillon Noir avec Pierre Coulibeuf en 2006 et Eldorado / Preljocaj avec Olivier Assayas en 2007. Réalisé avec Valérie Müller, le premier long-métrage d’Angelin Preljocaj, Polina, danser sa vie, adapté de la bande-dessinée de Bastien Vivès, est sorti en salle en novembre 2016.

Plusieurs ouvrages ont été édités autour de son travail, notamment Angelin Preljocaj (Actes sud, 2003), Pavillon Noir (Xavier Barral, 2006), Angelin Preljocaj, Topologie de l’invisible (Naïve, 2008), Angelin Preljocaj, de la création à la mémoire de la danse (Belles Lettres, 2011), Angelin Preljocaj (La Martinière, 2015) paru à l’occasion des 30 ans de la compagnie.

Au cours de sa carrière, il a reçu plusieurs reconnaissances parmi lesquelles le « Grand Prix National de la danse » décerné par le Ministère de la culture en 1992, le « Benois de la danse » pour Le Parc en 1995, le « Bessie Award » pour Annonciation en 1997, « Les Victoires de la musique » pour Roméo et Juliette en 1997, le « Globe de Cristal » pour Blanche Neige en 2009.

Il est Officier des Arts et des Lettres, Chevalier de la Légion d’honneur et a été nommé Officier de l’ordre du Mérite en mai 2006. Il a reçu le « Prix Samuel H. Scripps » de lʼAmerican Dance Festival pour l’ensemble de son œuvre en 2014.

Aujourd’hui composé de 24 danseurs permanents, le Ballet Preljocaj est installé depuis octobre 2006 au Pavillon Noir à Aix-en-Provence, un lieu entièrement dédié à la danse.