Salle Jean Vilar
Tarif B
2h
Dès 12 ans

D’après Théophile Gautier
Mise en scène Jean-Christophe Hembert
Adaptation Jean-Christophe Hembert, Loïc Varraut

Tout abandonner pour un dernier saut dans le vide : devenir comédien. Et par là, réenchanter un monde hostile.

En s’inspirant du célèbre Capitaine Fracasse de Théophile Gautier, Jean-Christophe Hembert met en scène un roman de cape et d’épée redoutable de fantaisie et d’intelligence.

Un baron désargenté vit retiré dans un manoir en ruine. Un jour, une compagnie d’acteurs égarés lui demande l’asile pour la nuit. En l’espace d’une soirée, son destin bascule : il tombe amoureux d’une jeune actrice, Isabelle, et décide de tout quitter pour prendre la route aux côtés de la troupe. Il découvre alors son identité profonde en devenant le Capitaine Fracasse, sorte de super-héros noble et grotesque, défenseur d’une vision« poéticomique » du monde. De coups de théâtre en rivalités amoureuses, nous voilà partis à la découverte d’une époque de crève-la-faim magnifiques, durant laquelle les artistes luttaient (déjà) contre la cruauté des hommes avec pour seules armes le panache et l’éloquence.

Théophile Gautier consacra trente ans de sa vie à l’écriture de Capitaine Fracasse. Une durée inédite — et sans doute nécessaire — à la fabrication d’une œuvre d’une telle densité. Commencée alors qu’il n’était encore qu’un jeune auteur, terminée à l’orée de la cinquantaine, on y retrouve à la fois la gaieté romantique d’un talentueux débutant et la mélancolie noire d’un homme sans illusions. Un paradoxe qui a immédiatement séduit le metteur en scène Jean-Christophe Hembert : « Ce Fracasse, bouillonnant d’inattendu et d’enchantement me donne envie de recréer, de réinventer ce genre de spectacle épique, populaire, exigeant et généreux. » Initialement publié sous forme de feuilleton, le suspens ne faiblit jamais jusqu’au rebondissement final. Sans compter le plaisir de réentendre la langue unique de celui que l’on appelait autrefois le « Delacroix du style », enchaînement effréné de dialogues et de fulgurances jubilatoires.

Une véritable déclaration d’amour au théâtre, à l’aventure et au pouvoir du verbe !

Avec David Ayala Blazius, Bruno Bayeux Matamore/Duc de Vallombreuse, Jean-Alexandre Blanchet Marquis de Bruyères, Jacques Chambon Pierre/Chirriguirri, Caroline Cons Marquise de Bruyères, Thomas Cousseau Baron de Sigognac, Aurélia Dury Isabelle, Eddy Letexier Lampourde, Véronique Sacri Zerbine, Vincent Schmitt Hérode, Loïc Varraut Léandre

Collaboration artistique Aurélia Dury, Loïc Varraut
Assistante mise en scène Sarah Chovelon
Décor Fanny Gamet, Jean-Chistophe Hembert, Seymour Laval
Accessoires Fanny Gamet
Costumes et masques Mina Ly
Lumières Seymour Laval
Musique et création son Clément Mirguet
Maquillage, coiffures Roxane Bruneton
Construction décor Robert Goulier, Fanny Gamet

Metteur en scène, Jean-Christophe Hembert se forme en travaillant et collaborant très jeune et pendant plusieurs années auprès des grands metteurs en scènes du théâtre subventionné : Jean Lambert-Wild, Bruno Boëglin, Laurent Pelly et Roger Planchon. Il met en scène dans le même temps « Barbe bleue » de Georg Trackl, « La conquête du Pôle Sud » de Manfred Karge, « Timon d’Athènes » de Shakespeare, ainsi que « Mardi » et « Jackets » d’Edward Bond, avec lequel il entretient un dialogue épistolaire pendant de longs mois. En 2002, il rencontre Alexandre Astier, qu’il accompagnera par la suite dans toutes ses créations : acteur et directeur artistique de la série télévisée « Kaamelott », producteur exécutif du long-métrage « David et Mme Hansen », metteur en scène des spectacles « Que ma joie demeure » -Prix du jeune théâtre de l’Académie Française- et « L’Exoconférence ». Il emmènera ces spectacles de la salle Jean Tardieu du Théâtre du Rond-Point (176 places) à l’Accor Hôtel Arena (12 000 places). Quels que soient les auteurs qu’il met en scène, le travail de Jean-Christophe Hembert interroge sans cesse la puissance de l’imaginaire comme unique lieu de résistance aux forces obscures du monde. Ses spectacles révèlent à chaque fois son amour profond pour la scène de théâtre, dernier endroit de poésie, de naïveté et d’enthousiasme brut. Bien que mu par une très grande sensibilité, il est un chef de troupe, toujours attiré par des projets populaires et d’aventure collective. En 2018, il décide d’adapter et de mettre en scène le roman de Théophile Gautier : « Le Capitaine Fracasse ».

Production Roma Production.
Coproduction Théâtre de Suresnes Jean Vilar, Les Châteaux de la Drôme, Théâtre de Carouge / Genève, Groupe Barrière, Les Célestins – Théâtre de Lyon, L’Espace des Arts  Scène nationale de Chalon- sur-Saône, Le Volcan – Scène nationale / Havre, Le Montansier / Versailles, Le Liberté  – Scène nationale / Toulon, La Ferme du Buisson  – Scène nationale Marne la Vallée.
Résidence Théâtre de Suresnes Jean Vilar.